Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L'hôpital de Châteauroux fait condamner pour diffamation une ex-ambulancière

-
Par , France Bleu Berry

Une ambulancière a été reconnue coupable de diffamation par le tribunal correctionnel de Châteauroux. Elle était poursuivie par l'hôpital de la ville après la publication d'un message Facebook. C'était en avril 2020, au tout début de l'épidémie de Covid.

L'affaire était jugée au tribunal de Châteauroux
L'affaire était jugée au tribunal de Châteauroux © Radio France - Sarah Tuchscherer

Ce jour d'avril 2020, l'ambulancière est appelée par le SAMU qui lui demande d'aller chercher un homme souffrant de difficultés respiratoires. Très vite, avec son collègue, elle est persuadée que ce patient est atteint du Covid. C'est pourtant une ambulance sans protection qui est utilisée et qui est aiguillée vers les urgences classiques. Ce n'est que 20 minutes après leur arrivée qu'ils sont redirigés vers l'unité Covid. S'ensuit un échange téléphonique musclé avec le SAMU. Et un entretien tout aussi houleux du collègue avec le chef des urgences. 

Manier les réseaux sociaux avec précaution

Très remontée, l'ambulancière s'épanche sur son mur Facebook accusant l'hôpital d'avoir fait n'importe quoi, d'avoir menti et d'avoir mis en danger son équipage. Le message sera retiré rapidement sous la pression de l'employeur de la jeune femme. Il aura été lu par 51 personnes.  A la barre, la prévenue regrette de s'être emportée. Elle dit qu'elle ignorait qu'elle pouvait être condamnée pour une publication sur internet. Comme en écho, Maria De Sousa, l'avocat du centre hospitalier, déclare lors de sa plaidoirie : "Il faut manier les réseaux sociaux avec précaution. On peut être poursuivi pour un message !" 

L'ambulancière est finalement reconnue coupable de diffamation mais dispensée de peine. Le président du tribunal a estimé qu'elle avait compris son erreur et que le mal avait été réparé puisque le message a disparu des réseaux sociaux. Il indique aussi qu'elle a en quelque sorte déjà payé : la jeune femme a été licenciée à cause de sa publication. Elle est aujourd'hui toujours au chômage.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess