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L'hôpital de Pontarlier devant le tribunal pour avoir exposé ses salariés à l'amiante

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu
Besançon, France

L'hôpital de Pontarlier est devant le tribunal correctionnel de Besançon vendredi 30 juin pour "mise en danger de la vie d'autrui". Il est accusé d'avoir exposé ses salariés à l'amiante en 2012 lors d'un chantier alors que la direction était au courant de la présence de plaques amiantées.

L'hôpital de Pontarlier (Doubs).
L'hôpital de Pontarlier (Doubs). - Google Street View

L'hôpital de Pontarlier est devant le tribunal correctionnel de Besançon pour avoir exposé une vingtaine de salariés à l'amiante en 2012, lors d'un chantier. Le centre hospitalier est poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui.

Dominique Gueutal travaille toujours à l'hôpital de Pontarlier, au service sécurité incendie. Il a été un des premiers à porter plainte : "J'ai vu qu'il y avait de l'amiante dans le dossier de l'Apave (société qui a effectué le diagnostique avant travaux, N.D.L.R.). On nous avait dit que c'était de l'amiante non friable, qui ne doit pas être coupée, il y avait des ventilations."

La pression de la direction

Dominique Gueutal assure que "l'hôpital était au courant qu'il y avait de l'amiante" puisque ça apparaît dans le diagnostic effectué avant les travaux du faux-plafond dans le service de cardiologie. "Ils nous ont mis en danger volontairement pour économiser de l'argent", explique-t-il avant d'évoquer des économies de l'ordre de 10 à 15.000 euros. Pour lui qui travaille toujours sur place, le quotidien est difficile : "la direction m'a mis beaucoup de pression pendant ces quatre années avec des accusations, que j'ai perdu des clés, ils voulaient me mettre en conseil de discipline, un blâme ... il y a eu plein de trucs".

Ils voulaient me mettre en conseil de discipline, un blâme... il y a eu plein de trucs"

A l'approche du procès, impossible pour lui de parler de l'affaire au travail avec ses collègues : "On n'a pas le droit d'en discuter au boulot", affirme Dominique Gueutal. "On a eu un courrier de notre directeur comme quoi il se réservait le droit d'attaquer la personne si on parlait de l'amiante à l'hôpital. Certains ont peur pour leurs emplois, des jeunes surtout".

Ils nous ont mis en danger volontairement pour économiser de l'argent"

La directrice de l'époque est poursuivie, ainsi que le centre hospitalier pour mise en danger de la vie d'autrui. Un procès attendu par Dominique Gueutal : "Il serait temps de savoir qui est coupable, qui a fait la démarche, qui nous a envoyé là parce que tout le monde se renvoie la faute mais je voudrais savoir qui c'est". Mais des excuses de la direction ? "Je ne pense pas. Je pense qu'ils feront appel pour faire trainer l'affaire. Ils ont fait des erreurs, ils le savaient très bien c'est ça qui me met en colère, on a privilégié l'argent".

A LIRE AUSSI : Amiante à l'hôpital : le CHU de Besançon condamné

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