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Faits divers – Justice

VIDÉO - L'IGPN saisie après une violente interpellation policière filmée à Saint-Ouen

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

La police des polices a été saisie par le parquet de Bobigny pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique lors d'une interpellation d'un jeune homme de 20 ans, vendredi 9 août, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). L'arrestation, plus que musclée, a été filmée par un témoin.

La violente interpellation a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
La violente interpellation a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. © Radio France - Sixtine Lys

Saint-Ouen, France

L'IGPN, la police des polices, a été saisie par le parquet de Bobigny pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique lors de l'interpellation d'un jeune homme de 20 ans vendredi 9 août à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) par plusieurs policiers de la Compagnie de Sécurisation et d'Intervention (CSI) du 93, a-t-on appris dimanche 11 août auprès du parquet. Une enquête a été ouverte, confirmant une information du Parisien. 

Trois jours d'ITT pour le jeune homme interpellé

L'interpellé s'est vu prescrire trois jours d'ITT (Incapacité Totale de Travail), selon le parquet. L'intervention policière, qui rentre dans le cadre d'une affaire de stupéfiants, a été filmée par les caméras de surveillance de la ville, ainsi que par des témoins dans une vidéo amateur. Celle-ci, prise en hauteur et visible sur les réseaux sociaux, dure moins d'une minute. On y voit, au pied des tours d'un quartier de Saint-Ouen, la cité Cordon, deux hommes s'agripper, l'un en t-shirt et survêtement noirs, l'autre en jean et t-shirt blanc.

Ce dernier serait un policier en civil, toujours selon le parquet de Bobigny ("C'est un keuf" peut-on entendre de la voix d'un des vidéastes amateurs sur la vidéo de l'interpellation). Sous les cris, il assène plusieurs coups de poings au visage du jeune homme interpellé, qui ne peut répliquer, avant de le faire tomber et se mettre à califourchon sur lui. Les coups du policier continuent de pleuvoir, tandis que deux autres policiers, en tenue, finissent par arriver. L'un d'eux lâche un coup de pied à proximité de la tête de l'homme à terre.

Le policier en civil, au t-shirt blanc déchiré, se relève apparemment essoufflé et laisse ses deux collègues, suivis d'un troisième, procéder à l'arrestation, tout en tapant lui aussi du pied la tête du jeune interpellé. Avant de s'éclipser sans être inquiété.

Une plainte déposée

Le jeune homme, d'abord placé en garde à vue pour "trafic de drogues" au commissariat de Saint-Ouen, a été entendu par les enquêteurs de l'IGPN et a déposé plainte pour violences contre les policiers, indique le parquet de Bobigny. Sa garde à vue a été levée samedi 10 août dans l'après-midi.

La préfecture de police a confirmé que l'IGPN avait été saisie de cette affaire qui intervient après l'annonce d'un autre cas d'interpellation ayant entraîné l'ouverture d'une enquête : celle d'une femme enceinte de deux mois qui a fait une fausse couche après une garde à vue mardi 6 août dans un commissariat du XIIe arrondissement de Paris. Un policier avait été suspendu en attendant les conclusions de l'enquête.

Ces affaires surviennent également dans la foulée de la mort de Steve Maia Caniço, jeune homme retrouvé mort après sa disparition la nuit d'une intervention controversée de la police pendant la Fête de la musique fin juin à Nantes (loire-Atlantique). L'IGPN avait également été saisie.