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Faits divers – Justice

Double meurtre de l’hôpital psychiatrique de Pau : Romain Dupuy demande à quitter l'Unité pour Malades Difficiles

INFO FRANCE BLEU BÉARN : Depuis 20 mois, Romain Dupuy aurait dû quitter l'Unité pour Malades Difficiles de Cadillac pour une unité fermée classique, selon un collège d'experts psychiatres. Malgré son irresponsabilité pénale, le double meurtre de l’hôpital psychiatrique de Pau en 2005 le poursuit.

Romain Dupuy en 2007 arrivant au palais de justice de Pau
Romain Dupuy en 2007 arrivant au palais de justice de Pau © Radio France - Jean-Louis Duzert (maxppp)

Pau, France

"S'il sort de l'UMD, il ira dans une unité fermée, mais dans un hôpital psychiatrique classique, où le régime carcéral est quand même allégé", précise la mère du jeune homme schizophrène. Mais malgré des avis d'experts favorables à sa sortie de l'Unité pour Malades Difficiles, Romain Dupuy, qui a tué deux femmes à l'hôpital psychiatrique de Pau en décembre 2004, vit toujours à l'UMD de Cadillac, en Gironde. 

Une première commission médicale, un collège d'expert a pourtant décidé en janvier 2018 que la suite de la prise en charge de Romain Dupuy devait se faire en dehors de cette UMD où il a été admis des son arrestation début 2005, et qu'il n'a jamais quitté depuis. Les experts de cette commission considèrent qu'il est stabilisé. Il n'a plus qu'une piqûre tous les 14 jours. 

Précisons qu'il n'est pas question de le laisser libre. Sa prise en charge doit se faire dans une unité fermée, mais dans un établissement classique. Cet avis a été transmis au préfet de Gironde qui doit donner son accord, comme l'exige la procédure d'hospitalisation d'office. C'est ensuite à l'Agence Régionale de Santé d'organiser le transfert. 

Mais depuis, rien ne bouge. Il semble qu'un premier établissement a été envisagé. Romain Dupuy a même été évalué, et puis cela été abandonné. Début septembre, une deuxième commission médicale, avec d'autres experts, a livré la même conclusion : Romain Dupuy doit être admis dans une unité fermée, mais dans un hôpital classique. Il est toujours dans cette UMD, dans une ambiance carcérale. 

"Le droit le plus élémentaire"

"Comment je peux m'expliquer ce  non-transfert qui est en fait un déni du droit élémentaire d'un patient lambda ?", s'interroge Marie-Claire Dupuy, la mère de Romain. "Il paie à la société. Il doit payer encore et toujours. Que vous dire ? Malgré cette décision d'irresponsabilité pénale prononcée à l'issue de ce procès, beaucoup ne l'entendent pas ! Fichez la paix à mon fils ! Il ne fera jamais partie d'une société comme on l'entend. Il faudra toujours un accompagnement de la psychiatrie." 

"On refuse le droit le plus élémentaire à un jeune malade, dont la vie est saccagée et qui, lui aussi, est une victime. La non-prise en charge de sa psychose à l'époque a provoqué un drame innommable. Il doit être suivi par une psychiatrie la moins défaillante possible", conclut-elle. Avant que Romain Dupuy ne tue deux employées de l'hôpital psychiatrique de Pau, en 2004, la mère du jeune homme avait demandé plusieurs fois à ce que son fils soit hospitalisé, sans succès.

La préfecture de Gironde n'a pas souhaité communiquer sur le cas de Romain Dupuy. L'Agence Régionale de Santé de Nouvelle Aquitaine n'a pas donné suite à notre sollicitation.

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