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L’incendiaire de LyondellBasell se dit « honteux » devant les assises

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Cinq ans après l’incendie spectaculaire sur du site pétrochimique de Berre, Mathieu Boasso est jugé aux Assises à Aix-en-Provence. Il affirme se sentir « honteux ».

Mathieu Boasso dans le box des accusés aux Assises des Bouches du Rhône
Mathieu Boasso dans le box des accusés aux Assises des Bouches du Rhône © Radio France - David Aussillou

Le Marseillais de 38 ans qui avait mis le feu en pleine nuit du 14 juillet 2015 à des cuves du site pétrochimique de LyondelBasell comparait depuis ce lundi devant les assises des Bouches du Rhône. Barbu, l’œil vif, l’homme suit attentivement les débats, depuis un box vitré et grillagé. « Comme un fauve dans une cage », dit l’un de ses deux avocats, maître Jean-Baptiste De Gubernatis qui a demandé à la cour de laisser son client comparaître à la barre. Parce que selon la défense, l’accusé n’a posé aucune difficulté depuis son interpellation en 2016. La présidente a refusé de le laisser sortir.

Le mauvais choix 

Mais ça n’empêche Mathieu Boasso de parler. Longuement. De son enfance. « Heureuse » dit-il. De l’absence de son père. De son couple qui a explosé en vol en 2012. Et puis surtout de ses motivations. « J’avais des idéaux », dit-il en regardant la presse. « Mais j’ai fait le mauvais choix ». Des attaques de distributeurs de billets pour aider sa mère, même si celle-ci explique n’avoir reçu que 50 à 80 euros par mois.

Et puis Il y a l’incendie à LyondelBasell en 2015. « Je savais que j’allais finir ici aux assises, assure l’accusé. Je me demandais même ce qu‘attendait la police pour m’arrêter. » Les enquêteurs ont décrit un homme sûr de lui, qui maîtrisait parfaitement les explosifs. Il apparaissait déterminé. 

Il promet de dire toute la vérité

Devant la cour, Mathieu Boasso assure pourtant qu’après plus de 1300 jours de détention, cette assurance « s’est totalement effacée ». L’ancien journaliste  jure qu’il ressent « de la honte » en se retrouvant devant les assises. A la présidente, il promet de dire « toute la vérité ».

Pour l’instant, Mathieu Boasso ne donne pas encore d’explications claires. A ceux qui l’ont accusé d’être un salafiste, il répond qu’il pratique un « islam orthodoxe, celui des vieux du bled ». Et que ses attaques n’ont fait aucune victime. Il a encore deux semaines pour convaincre les jurés. Verdict le 13 mars.

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