Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L'infirmière interpellée lors d'une manifestation des soignants en juin comparaît devant le tribunal de Paris

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

L'infirmière interpellée lors de la manifestation des soignants en juin 2020 comparaît ce lundi 22 février devant le tribunal de Paris pour "outrages" et "violences sans incapacité temporaire de travail". La vidéo de son arrestation avait suscité l'indignation sur les réseaux sociaux.

L'infirmière a été interpellée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre en marge d'une manifestation de soignants en juin 2020.
L'infirmière a été interpellée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre en marge d'une manifestation de soignants en juin 2020. © AFP - Jan Schmidt-Whitley/Le Pictorium

Les images de Farida, cette infirmière traînée par les cheveux par des policiers lors d'une manifestation des soignants au mois de juin à Paris, avaient suscité la colère. Cette infirmière travaillant à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) comparaît ce lundi devant le tribunal de Paris pour "outrages" et "violences sans incapacité temporaire de travail". 

En plein débat sur les violences policières, son arrestation musclée avait notamment fait réagir la gauche. On entend cette femme en blouse blanche réclamer sa ventoline, un médicament utilisé pour traiter l'asthme, dans les images captées par le journaliste de Brut Remy Buisine. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Ces images ont même contraint le gouvernement à monter au créneau, pour défendre l'action des forces de l'ordre. Car dans d'autres vidéos tournées quelques minutes plus tôt, on la voit jeter des projectiles ramassés par terre en direction des forces de l'ordre

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Lors de son audition, la soignante avait reconnu avoir jeté des cailloux, dénonçant l'usage de gaz lacrymogènes. Son avocat évoque, pour justifier son geste, "la violence subie par l'hôpital, les soignants, les patients" avant et pendant la crise du Covid-19. L'infirmière avait porté plainte à l'inspection générale de la police nationale (IGPN), reprochant aux policiers une arrestation trop violente alors qu'elle ne se débattait pas.

L'infirmière reconnaît avoir "craqué"

Interrogée par franceinfo, Farida déclare : "Je suis quelqu'un qui soigne et ça fait 20 ans que je soigne. Bien sûr j'aurais voulu ne pas faire ce geste, mais maintenant c'est fait", regrette-t-elle en référence au jet de cailloux. Concernant les doigts d'honneur adressés aux policiers, elle revendique un geste "plus symbolique qu'autre chose. Mes doigts d'honneur s'adressaient surtout aux réformes de l'Etat." La soignante reconnaît avant tout avoir "craqué" ce jour-là : "Tout le monde m'a vue craquer. Mais il y a aussi des gens qui craquent dans les services. C'est la réalité des soignants aujourd'hui."

Pour Farida, la violence de l'interpellation était disproportionnée. Blessée à la tête, elle a porté plainte contre les policiers. "J'ai eu des coupures derrière l'oreille. J'ai eu des dermabrasions sur les flancs. J'ai eu deux côtes fêlées. J'étais psychologiquement anéantie." Son arrestation tourne "en boucle" dans sa tête. "J'ai vu deux ou trois fois un psychologue pour donner un sens à tout ça."

Un appel à manifester devant le tribunal des Batignolles a été lancé par Solidaires et la CGT, qui plaident pour une "totale relaxe".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess