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Faits divers – Justice

L'insécurité dans les bus : un problème devenu commun pour les conducteurs mosellans

lundi 27 mars 2017 à 3:29 Par Marie Roussel, France Bleu Lorraine Nord

Mardi 22 mars un chauffeur de bus a exercé son droit de retrait. Il a déposé plainte après avoir été agressé verbalement et menacé de mort par un usager. La plainte de trop pour l'intersyndicale CGT-FNCR qui compte déposer un préavis de grève auprès des deux sociétés qui gèrent ces transports.

Mercredi 22 mars, une nouvelle plainte a été déposée par un conducteur de bus mosellan.
Mercredi 22 mars, une nouvelle plainte a été déposée par un conducteur de bus mosellan. © Maxppp - RIEDINGER Philippe

Forbach, France

La nouvelle plainte déposée par ce conducteur mosellan est celle de trop pour les syndicats. Mardi après-midi alors que le chauffeur de bus prend son service à la gare routière de Forbach, un homme fortement alcoolisé force l'entrée dans le transport en commun. Malgré les protestations du conducteur, qui demande à l'individu de payer son voyage. "Pendant tout le trajet entre Forbach et Sarreguemines, j'ai eu droit à des menaces et des insultes", confie l'employé, qui préfère garder l'anonymat.

L'homme lui promet de lui faire la peau. Le conducteur du bus décide alors d'utiliser son droit de retrait et d'aller porter plainte. "Mais maintenant j'ai la boule au ventre quand je reprends le service. Il est connu des services de police, il a même demandé à une de mes collègues mes horaires de boulot".

Trop c'est trop pour les syndicats

Ces incivilités sont devenues le lot de tous les conducteurs de bus qui travaillent à la gare routière de Forbach. Michel, par exemple, a 27 ans de service derrière lui. En 2007, trois hommes s'en prennent à lui. "Je me suis fait taper et ils m'ont craché de la bière dessus", raconte l'employé. "Après, forcément, le boulot on ne le voit plus pareil."

Pour Guillaume Bruno, délégué syndical de la CGT en Lorraine, les sociétés Transdev et Briam Socha Royer doivent renforcer leurs mesures de sécurité :

Pour nous la préoccupation, c'est de mettre les moyens sur la sécurité pour protéger nos conducteurs et qu'ils ne partent pas travailler le matin la boule au ventre.

Guillaume Bruno, délégué syndical CGT demande aux entreprises qui gèrent les transports en commun en Moselle de déployer davantage de médiateurs sur le réseau.

Il faut embaucher et qu'on arrête de nous dire que ça a un coût. La personne qui va perdre sa vie ça a aussi un coût, pour la famille et pour l'entreprise. C'est pas demain qu'il faut attendre, c'est aujourd'hui.

L'intersyndicale CGT-FNCR (Fédération nationale des chauffeurs routiers) a donc déposé un préavis de grève jeudi 23 mars, qui doit courir jusqu'au 31 décembre.

Contactée, l'entreprise Transdev assure que la direction fait le maximum pour assurer la sécurité de ses employés. Elle a mis à la disposition des conducteurs deux médiateurs, qui montent avec les chauffeurs sur les lignes les plus sensibles.

" Dès lors qu'une agression nous est signalée, nous avons une procédure à suivre. Il y a systématiquement une tenue du CHSCT extraordinaire , assure Rémy Vrignaud directeur adjoint de Transdev Grand Est en Meuse et Moselle. Il y a un dépôt de plainte de l'entreprise et nous avons mis en place une formation de 14h pour leur donner des outils afin qu'ils puissent gérer des situations conflictuelles. Ca ne fait pas des miracles mais c'est un guide de survie en quelque sorte."

Une réunion intersyndicale avec les deux entreprises aura lieu mardi 28 mars.