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Faits divers – Justice

L’inspection générale de la justice à Bastia

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Par , France Bleu RCFM

L’inspection générale de la justice a entendu plusieurs personnes dans le cadre de l’enquête portant sur des échanges téléphoniques entre une juge bastiaise et un élu, témoin assisté, dans une affaire d’emplois présumés fictifs à la collectivité de Corse entre 2010 et 2015.

L’inspection générale de la justice à Bastia
L’inspection générale de la justice à Bastia © Radio France - Patrick Rossi

Bastia, France

1.230 échanges téléphoniques ! Rose-May Spazzola, magistrate bastiaise et François Orlandi, ancien président du Conseil départemental de Haute-Corse ont échangé 1.230 fois. Mais voilà, ces échanges sont suspects. Ils concernent la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bastia et un témoin assisté dans l’affaire des emplois présumés fictifs à la collectivité territoriale de Corse alors dirigée par Paul Giacobbi. 

L’affaire, révélée par le Canard-Enchaîné, avait débouché dans un premier temps sur l’ouverture, par le parquet de Bastia, d’une information judiciaire contre X pour violation du secret de l'instruction et recel de violation du secret de l'instruction. Le dossier a cependant été dépaysé le 13 mars dernier, au profit du tribunal de grande instance de Paris. 

Les enquêteurs ont procédé, ces derniers jours, à des perquisitions aux domiciles de Rose-May Spazzola et de François Orlandi ainsi qu'à la cour d'appel de Bastia. 

Vers un dépaysement total ?

Par ailleurs, Franck Rastoul, le procureur général de Bastia, a demandé le dépaysement de l’ensemble de l'enquête sur les emplois présumés fictifs. Il considère en effet qu’il y avait une « altération objective de la sérénité du cours de la justice ». Cette demande est actuellement étudiée par la Cour de cassation.

Dans ce dossier d’emplois présumés fictifs à la collectivité territoriale de Corse, 10 personnes sont poursuivies.