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Faits divers – Justice

L'un des agresseurs présumés du "bijoutier de Nice" de nouveau jugé en appel

vendredi 12 janvier 2018 à 6:03 Par Marion Chantreau, France Bleu Azur

L'un des braqueurs présumés d'une bijouterie à Nice en 2013, condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises en mai 2016, est jugé en appel à partir de ce vendredi à Aix-en-Provence. Le bijoutier qui avait ouvert le feu et tué le deuxième braqueur sera jugé pour meurtre en mai.

 Cour d'Assises d'Aix en Provence
Cour d'Assises d'Aix en Provence © Maxppp - SOLLIER Cyril

Nice, France

L'affaire avait fait grand bruit en septembre 2013, un bijoutier de la rue d'Angleterre à Nice, Stephan Turk avait ouvert le feu sur deux voleurs qui venaient de le cambrioler, l'un d'eux était mort.  

Le bijoutier sera jugé à partir du 28 mai prochain devant la cour d'assises de Nice pour le meurtre d'un des braqueurs âgé de 19 ans. Ce vendredi, le procès en appel du deuxième braqueur présumé, qui a survécu, s'ouvre à Aix-en-Provence : Ramzi  Khachroub, condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes-Maritimes en mai 2016.

Rappel des faits 

Le 11 septembre 2013, un peu avant neuf heures du matin, deux hommes armés et casqués s'immiscent dans la bijouterie La Turquoise, violentent le propriétaire âgé de 67 ans, et se font remettre pour 124.000 euros d'or et de bijoux entreposés dans un coffre. 

L'attaque dure presque trois minutes avant que les malfaiteurs prennent la fuite à scooter. Le bijoutier s'empare ensuite d'un revolver et ouvre le feu, depuis sa boutique, à trois reprises en direction des fuyards. Anthony Asli, 19 ans, est mortellement touché dans le dos et s'effondre rue d'Italie. 

Le bijoutier niçois, d'origine libanaise, Stephan Turk est mis en examen pour homicide involontaire. 

Il bénéficie à l'époque d'une vague de soutien sur les réseaux sociaux, comptabilisant 1,6 millions de "J'aime" sur Facebook. Ce braquage très médiatisé avait soulevé des questions sur le cadre de la légitime défense, rapidement écartée par la justice au vu des circonstances. 

Le premier procès du braqueur présumé

En première instance, Ramzi  Khachroub, jeune habitant de Carros, a nié avoir pris part au braquage, expliquant qu'il était chez sa copine le matin des faits. Il avait refusé toute expertise psychologique et psychiatrique. Son empreinte génétique avait pourtant été retrouvée sur un bidon d'eau de javel qui avait servi à effacer toute trace sur le scooter. 

Il comparait en appel pour vol avec arme et recel provenant d'un vol, au côté d'un complice présumé, acquitté en première instance. Un autre habitant de Carros à qui il est reproché d'avoir fourni une cagoule et des gants à Anthony Asli, l'homme décédé.

Le bijoutier une nouvelle fois partie civile avant son procès pour meurtre

Stephan Turk, le bijoutier bientôt âgé de 70 ans et qui n'a pas repris d'activité, est attendu à Aix-en-Provence une nouvelle fois en qualité de victime. 

Son avocat, Franck De Vita le dit "fatigué par un interminable parcours judiciaire". Il n'assistera pas à la totalité du procès en appel. En première instance, le bijoutier n'avait pas pu être affirmatif sur l'identité de l'accusé, casqué et cagoulé. 

Du 28 mai au 1er juin, Stephan Turk, comparaîtra cette fois en tant qu'accusé devant la cour d'assises de Nice. Il sera jugé pour l'homicide volontaire du braqueur de 19 ans, passager du scooter le 11 septembre 2013.