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Faits divers – Justice

L'antenne du GIGN d'Orange fête ses dix ans

mercredi 11 avril 2018 à 6:06 Par Anne Domece, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu Vaucluse

La troupe d'élite basée à Orange (Vaucluse) célèbre ses dix ans cette année. L'unité a été créée en 2008, sous le nom du PI2G. Elle est devenue une antenne du GIGN après les attentats de 2015. Elle rassemble 32 hommes sur-entraînés et sur-équipés.

Le GIGN d'Orange s'entraîne dans une bâtisse abandonnée, dans les bois
Le GIGN d'Orange s'entraîne dans une bâtisse abandonnée, dans les bois © Radio France - Anne Domèce

Orange, France

L'antenne du Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) à Orange (Vaucluse) fête les dix ans de sa création. À cette occasion, France Bleu Vaucluse vous a proposé une matinale spéciale. L'unité a vu le jour en 2008, sous le nom du PI2G (Peloton d'intervention inter-régional de la gendarmerie). Elle est devenue une antenne du GIGN en 2016, suite une restructuration décidée après les attentats de novembre 2015. Aujourd'hui, la troupe d'élite compte trente-deux hommes. Certains sont là depuis la création ; d'autres ont rejoint l'unité il y a un an à peine. 

Missions dangereuses

Tous sont formés, entraînés et équipés pour faire face aux missions les plus dangereuses : interpellation de forcenés, opération anti-terroriste ou encore prise d'otages. Les militaires sont aussi capables d'intervenir partout - y compris dans les centrales nucléaires,  sur des sites industriels, dans des usines chimiques ou même sur des bateaux. 

Une équipe de 12 hommes est  mobilisable en permanence, de jour comme de nuit, en moins de 30 minutes. Il faut moins de trente minutes à ces gendarmes d'élite pour se rassembler, s'informer, s'équiper... et partir. Le GIGN à Orange intervient surtout  dans le Sud-Est dans la France (dans un triangle Lyon-Perpignan-Nice). Mais il peut être envoyé partout en France.

Engagement total

Appartenir à cette unité d'élite demande une disponibilité totale. C'est un engagement absolu de la part du militaire - mais aussi de la part de ses proches, qui vivent au rythme des alertes, des permanences et des départs soudains. Pour être réactifs et performants, les hommes du GIGN à Orange s'entraînent en permanence. Ils suivent deux séances de tirs à balles réelles et deux simulations grandeur nature par semaine. Et ils font du sport tous les jours.

Ces entraînements permanents permettent d'acquérir des réflexes, des automatismes, pour pouvoir agir sans hésitation lors d'une opération. Cela permet aussi de dompter le stress et la peur.

"C'est marrant, quand on nous pose des questions sur notre travail, la question de la peur revient tout le temps... Mais on est préparé pour agir, on sait exactement ce qu'on doit faire. On a peut-être du stress, mais pas de peur." — Richard

Et puis il y a une parfaite cohésion de groupe, assure le chef d'escadron Arthur, qui dirige l'antenne GIGN à Orange. Chacun sait qu'il peut compter sur les autres. Pas besoin de parler, un simple regard suffit. Les hommes du GIGN disposent aussi d'un matériel spécial : des gilets pare-balles, des armes, des casques, des cagoules, des lunettes, du matériel radio. 25 kilos de matériel pour chaque homme. Sans compter les boucliers balistiques qui pèsent à eux seuls une trentaine de kilos.

Sélection drastique

Entrer au GIGN : de jeunes gendarmes en rêvent, mais peu y accède. On compte, au niveau national, 380 hommes - et pas une seule femme. La sélection est drastique : elle se fait au travers de tests physiques et psychologiques de très haut niveaux. 

"Nous avons besoin d'hommes forts physiquement, mais aussi stables, fiables, capables d'agir avec la plus grande lucidité. Nous écartons systématiquement les têtes brûlées." — Arthur, chef d'escadron

Il existe six unités GIGN en métrople, et cinq dans les DOM-TOM. L'antenne GIGN à Orange réalise une centaine d'interventions par an. En dix ans, les militaires ont mené à bien plus de 900 opérations. 

L'équipe progresse dans le bâtiment, en conditions réelles - Radio France
L'équipe progresse dans le bâtiment, en conditions réelles © Radio France - Anne Domèce