Faits divers – Justice

L'université Jean-Monnet veut renforcer les contrôles après l'agression d'un professeur d'anglais

Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire vendredi 9 décembre 2016 à 18:40

Le campus de Tréfilerie n'est pas facile à sécuriser d'après la direction.
Le campus de Tréfilerie n'est pas facile à sécuriser d'après la direction. © Radio France - Angy Louatah

L'université Jean-Monnet à Saint-Étienne (Loire) annonce des accès par badge pour le personnel en dehors des heures de cours, une demande de caméras de vidéosurveillance devant l'entrée et surtout plus de vigiles pour contrôler les cartes d'étudiants.

Après l'agression d'un professeur de l'université Jean-Monnet à Saint-Étienne (Loire) le 1er décembre dernier, la direction monte au créneau. C'est un professeur d'anglais de 62 ans qui a été frappé au cou après être sortie de sa classe pour réclamer le silence à un groupe de cinq personnes non inscrites à l'université. Il a eu un jour interruption du temps de travail.

Vendredi, l'université a réagi en annonçant la mise en place, dès lundi, de mesures de sécurité renforcées. La présidente de l’université, Michèle Cottier, demande par exemple l'installation de cameras de vidéosurveillance à la ville de Saint-Étienne en face du campus Tréfilerie. Il est également question de badges pour le personnel, histoire de sécuriser un peu plus les lieux en dehors des heures de cours. Mais la mesure la plus visible sera un renforcement des contrôles d'accès aux bâtiments.

En ce moment, elles sont débordées, mais nous allons faire appel aux sociétés de sécurité pour nous aider à mettre fin à ces incivilités et améliorer le contrôle aux accès. (Michèle Cottier, présidente de l'université Jean Monnet)

Des mesures qui sont illusoires pour Théo, un étudiant en première année de droit.

On a reçu un mail il y a deux mois pour nous dire qu'il y aurait des contrôles de sacs et des vigiles tous les matins, mais en fait il n'y a rien eu. La sécurité n'est pas du tout présente. On peut entrer dans un amphithéâtre comme on veut. Ce ne sont pas deux ou trois petits contrôles qui arrêteront les mecs qui veulent faire un truc. C'est pour se donner bonne conscience je pense. Mais la sécurité ne sera jamais maximale à la fac, c'est clair. (Théo, étudiant en droit)