Faits divers – Justice

La bande d'amis rackettait... des prostituées !

Par Nacime Rahoui, France Bleu Périgord mardi 8 septembre 2015 à 21:46

La bande d'amis rackettaient des prostituées
La bande d'amis rackettaient des prostituées © Radio France

Ce mardi, six jeunes périgourdins ont été condamnés par le tribunal de Bergerac, à des peines allant de six mois de prison avec sursis, à deux ans de prison ferme. Il y a deux ans, cette bande d'amis a commencé à racketter des prostituées indépendantes, à Bergerac et Boulazac.

Ils pensaient avoir trouvé le "bon filon", mais se sont fait rattraper ! Ce mardi, six jeunes périgourdins, âgés d'une vingtaine d'années, étaient jugés devant le tribunal de Bergerac (cinq hommes et une femme). Ils sont condamnés à des peines allant de six mois de prison avec sursis, à deux ans de prison ferme. Il y a deux ans, ils ont racketté des prostituées étrangères isolées, dans des hôtels de Bergerac et de Boulazac.

Leur méthode était pourtant, bien rodée. Grâce à un site internet de rencontres, les jeunes hommes repèrent et contactent les prostituées isolées. Ils se font passer pour des clients, pour obtenir un rendez-vous dans des chambres d'hôtels, louées par les prostituées. Les jeunes femmes pensent, alors, avoir rendez-vous avec un seul homme. C'est un piège ! Les agresseurs arrivent, toujours, à plusieurs, cagoulés et armés de couteaux. Pendant que l'un d'entre eux la maîtrise, les autres fouillent dans les sacs. Ils dérobent de l'argent, des téléphones portables et des ordinateurs.

Des proies faciles !"

— L'un des prévenus

À la barre, le plus grand de la bande le reconnaît, les prostituées ont été ciblées, "parce que ce sont des proies faciles, elles sont de passage, et ne portent pas plainte". Les victimes sont, toutes, de nationalité étrangère : trois Brésiliennes, deux Camerounaises et une Dominicaine. C'est l'une d'entre elles, agressée à Bergerac, qui a prévenu les forces de l'ordre

Alors que ses agresseurs partaient en voiture, elle a réussi, avec un projectile, à briser la vitre arrière de leur véhicule. Les enquêteurs ont, alors, alerté tous les réparateurs de pare-brise du Bergeracois. Quelques jours plus tard, la Volkswagen Golf était signalée dans un garage. Il était, alors, facile de remonter jusqu'à la propriétaire, qui a reconnu avoir prêté sa voiture à ses amis, pour commettre leurs méfaits.