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Faits divers – Justice

La crèche de la Busserine à Marseille déménage pour cause d'insécurité

jeudi 5 juillet 2018 à 16:27 Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence

La crèche de l'Oeuf, au coeur de la cité de la Busserine (14e), ne fera pas sa rentrée dans ses locaux. La sécurité du personnel, des parents et des enfants n'est plus assurée.

La cité de la Busserine théâtre d'une fusillade spectaculaire fin mai
La cité de la Busserine théâtre d'une fusillade spectaculaire fin mai © Maxppp - ROSSI david

Marseille, France

"Franchement, je comprends". Sonia, mère de famille, n'y va pas par quatre chemins : "nos enfants ne sont plus en sécurité dans les quartier nord, on va tout faire pour partir, je ne veux pas qu'ils grandissent ici". À la Busserine, ce sentiment est partagé après la récente fusillade de fin mai et les images d'un commando armé qui ont fait le tour de toutes les chaînes de télévision.

La crèche de l'oeuf, gérée par l'association Apprentis d'Auteuil, qui accueille 35 enfant à la Busserine, fait le même constat : la sécurité n'est plus suffisante pour continuer.

Des dealers qui contrôlent les accès

Un impact de balle a été retrouvé sur une palissade de l'établissement, et des dealers contrôlent en permanence les allées et venues : "moi je viens chercher ma file, ils me connaissent, ils ne me font pas de problème, mais ceux qui ne sont pas connus n'ont rien à faire ici selon eux" raconte Osni, papa d'une petite fille de deux ans.

"Des dealers qui disent qui peut rentrer ou non ? c'est incroyable" clame une retraité, "qu'on les arrête ! Elle fait quoi la police ?" Osni a trouvé une place pour sa fille dans une autre crèche : "des échanges de balles et, au milieu, des enfants, ce n'est pas possible".

C'est justement dans ces quartiers difficiles que les associations doivent rester sinon tour est perdu (Gérard Collomb, Premier Ministre)

Mais d'autres n'admettent pas cette décision, comme Lubna, maman d'une petite fille de 8 mois : "je peux comprendre cette fermeture mais cette crèche elle est bien, elle est réputée, on se retrouve le bec dans l'eau".

Interrogé par France Bleu Provence le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, semble regretter cette fermeture : "C'est justement dans ces quartiers difficiles que l'état, les services publics, les associations doivent rester, sinon tout est perdu".