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Explosion à Beyrouth : "une faute explosive", pour l'avocate des familles d'AZF

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

C’est un produit très courant mais extrêmement dangereux. Après les explosions de Beyrouth, l’avocate des familles endeuillées d’AZF insiste sur le fait que les risques liés au nitrate d’ammonium sont connus depuis des années, bien avant même la catastrophe toulousaine.

Le stockage du nitrate d'ammonium doit être très surveillé.
Le stockage du nitrate d'ammonium doit être très surveillé. © Maxppp - Philippe Renault

100 morts et plus de 4.000 blessés. C'est le bilan provisoire des deux explosions qui ont ravagé Beyrouth mardi 4 août. La cause de ces explosions ? Le nitrate d'ammonium, a affirmé le Premier ministre libanais quelques heures après les immenses déflagrations qui ont ravagé une partie de la capitale de son pays. 

Le nitrate d’ammonium un produit qu’on connait très bien et depuis longtemps. C’est lui qui a provoqué l'explosion de l'usine AZF à Toulouse en 2001. Empilées en vrac dans un hangar de l'usine chimique, 300 tonnes de nitrates d'ammonium avaient explosé le 21 septembre 2001, tuant 31 personnes.

Pas d’humidité, pas de grosse chaleur, pas de mélange

Stella Bisseul, avocate de l’association de familles endeuillées rappelle que la catastrophe libanaise pouvait être malheureusement prévisible.  "La dangerosité du nitrate d’ammonium est connue depuis toujours. C’est d’abord et avant tout un explosif. Les conditions de stockage de ce produit sont très strictes. Il faut une surveillance, des conditions de propretés. Il ne faut pas d’humidité, il ne faut pas qu’il soit mélangés avec d’autres produits."

Et l’avocate rappelle que la catastrophe de Toulouse n’était pas la première. L'un des tout premiers accidents a fait 561 morts en 1921 à Oppau en Allemagne, dans une usine BASF. En 1947, Brest a été secouée par l'explosion du cargo norvégien Ocean Liberty qui transportait la substance. 

Faute extrêmement grave 

Alors les règles à suivre doivent être strictes : "Lorsqu’il y a des gros stockages, dans des villes, cela doit faire l’objet d’une surveillance jour et nuit. De toute façon, il y avait déjà un incendie sur le site. Cette situation était d’une dangerosité extrême. Elle aurait nécessité l’intervention immédiate des secours pour évacuer les alentours du port et mettre en sécurité tous les gens qui y étaient. Parce que l'incendie d’un tas de nitrate d’ammonium, c’est l’explosion assurée. " 

"Tout cela est très connu, parce que le nitrate d’ammonium est un produit courant" insiste Stella Bisseul. "Par  conséquent : laisser à la dérive un tas de 2500 tonnes sans surveillance ou stocker dans des conditions qui ne sont pas les bonnes ce sont des fautes extrêmement graves. Ce sont des fautes explosives."   

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