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La Défenseure des droits s'alarme des conditions de vie des exilés de Calais

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Après une visite de deux jours à Calais à la rencontre des exilés et des associations, la Défenseure des droits s'inquiète de leurs conditions de vie, qu'elle juge "indignes" et "honteuses".

Selon la défenseure des droits, des femmes et des enfants en bas âge figurent parmi les exilés
Selon la défenseure des droits, des femmes et des enfants en bas âge figurent parmi les exilés © Radio France - Emmanuel Bouin

La Défenseure des droits, Claire Hédon, s'est rendue pendant deux jours à Calais, où elle a rencontré des migrants, les associations qui leur viennent en aide, mais aussi les services de l'État et les responsables des forces de l'ordre. Une nouvelle fois, elle s'alarme des conditions de vie de ces exilés qu'elle juge "dégradantes" et "inhumaines" et elle demande des solutions urgentes. 

D'après les informations recueillies sur place, 1.200 à 1.500 personnes se trouvent sans abri, alors qu'il y a, à Calais, une volonté de les rendre invisibles. 

Parmi elles, des femmes avec des enfants en bas âge, parfois même des nourrissons, et des mineurs isolés dormant à même le sol, cachés sous des buissons quelles que soient les conditions météo. Ces migrants sont chassés quotidiennement de leurs lieux de campement et leurs affaires sont déplacées. 

L'accès à la nourriture, l'eau et l'hygiène est complexe, dans ces conditions. Ces exilés disposent d'un seul point d'eau ouvert en permanence. Ils ne parviennent pas à se nourrir quotidiennement, alors que les distributions sont parfois éloignées de leurs lieux de vie. 

Inquiétude pour les femmes et les enfants

La Défenseure des droits se dit particulièrement préoccupée pour les femmes, vulnérables face aux violences et à l'exploitation sexuelle car elles ne sont soutenues par aucune structure. Les mineurs non accompagnés sont également la proie des réseaux, alors que certains n'ont que 12 ou 14 ans. Claire Hédon demande la fin de la "traque" et la mise en place d'un lieu pour que ces exilés puissent se ressourcer. 

En début de semaine, le tribunal administratif de Lille a débouté  13 associations qui contestaient la décision de la préfecture d'interdire la distribution de repas à certains endroits. Il s'est prononcé sur la forme, estimant qu'il n'y a pas de caractère d'urgence. Ses associations s'en remettent maintenant au Conseil d'État.

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