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Faits divers – Justice

La "démembreuse" du canal du Midi à Toulouse invoque la légitime défense avant de se rétracter

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Par , , France Bleu, France Bleu Occitanie

Sophie Masala, jugée pour avoir tué et jeté les membres de sa collègue Maryline Planche, dans le canal du Midi en 2016 à Toulouse, est entendue ce jeudi devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Elle tient des propos confus, invoquant la légitime défense avant de changer de version.

Le tronc avait été découvert à ce niveau du canal, près de la rue Colombette et de l'avenue de la Gloire.
Le tronc avait été découvert à ce niveau du canal, près de la rue Colombette et de l'avenue de la Gloire. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Le procès de Sophie Masala continue aux assises de Haute-Garonne, à Toulouse, et au 4e jour c'est l'accusée qui est entendue. Elle qui avait tout avoué, dit ne rien regretter, avance ce jeudi une nouvelle version des faits. Elle explique avoir été agressée par Marilyne Planche et s'être défendue avant de la tuer, invoquant ainsi, dans un premier temps, la légitime défense, avant de finalement revenir sur ses dires.

"Il me fallait un bouc émissaire"

Tout d'abord, Sophie Masala parle d'un trop plein, d'une vie familiale pas terrible, un travail où rien ne va. "Ça m'a fait du bien de taper, il fallait que ça sorte, dit Sophie Masala. J'avais l'impression de vider un sac de 300 kilos avec l'accumulation de toute une vie."

L'accusée poursuit : "Ça aurait pu tomber sur n'importe qui. Il me fallait un bouc émissaire. Maryline était là, la pauvre elle ne méritait pas ça. Je n'avais pas de haine, ça aurait pu être mon mari c'était pareil." Pourtant c'est bien au travail, à l'Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) que sa colère a grandi. "On y divise pour mieux régner", grince Sophie Masala. Elle note que Maryline se "prenait les meilleurs dossiers" et s'était opposée à sa proposition de réorganiser les archives. "Je voulais l'aider, elle m'a rejetée", souffle-t-elle.

Ça aurait pu tomber sur n'importe qui. — Sophie Masala

"J'ai été mise au sol et étranglée"

Le 12 mai au matin, Sophie Masala dit qu'elle veut rentrer à Montpellier parce qu'elle n'en peut plus. Elle passe chez Maryline récupérer ses clés sans la prévenir. Elle fouille et l'attend. Quand Maryline arrive, l'ambiance est tendue. Sur la suite des événements, Sophie Masala est confuse mais elle assure qu'elle a été mise au sol et étranglée par Maryline, qu'elle l'a frappée avec une bouteille pour se dégager. L'accusée invoque la légitime défense. "Encore une fadaise!", tonne un avocat des parties civiles. 

Un peu plus tard, Sophie Masala change encore une fois de version et ne parle plus de légitime défense. "_Il faut que j'arrête de me voiler la face._J'ai tué Maryline, mais elle ne m'agressait pas. Je suis un monstre" affirme-t-elle. Le souffle est court, les larmes coulent. 

Sur le vol du sac et du portable, Sophie Masala prétend qu'elle voulait "faire croire que Maryline est en vacances pour gagner du temps". Sur les envois de SMS depuis le téléphone à la famille, "ce n'est pas un alibi, mais je suis très mal. Je dois faire semblant" raconte-t-elle. 

Enfin, quand au démembrement du corps, l'accusée se remémore : "au rayon cuisine du Auchan Gramont, je me suis dit : Sophie, il faut que tu la découpes". Ni alibi, ni préparation, mais des excuses. "Je voulais demander pardon à la famille de Maryline."

Dans son réquisitoire, Laurent Boguet, l'avocat des parties civiles est ferme et catégorique : "Nous ne vous croyons pas".  

Le verdict doit tomber ce vendredi.

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