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Faits divers – Justice

La "démembreuse" du canal du Midi à Toulouse condamnée à 27 ans d'emprisonnement

Sophie Masala, jugée depuis le début de la semaine aux assises de Haute-Garonne a été condamnée ce vendredi à 27 ans d'emprisonnement. En 2016, cette Montpelliéraine avait tué une de ses collègues de travail avant de découper son corps et de le jeter dans le canal du Midi à Toulouse.

C'est devant l'appartement de l'accusée que la tête de la victime avait été retrouvée, enterrée.
C'est devant l'appartement de l'accusée que la tête de la victime avait été retrouvée, enterrée. © Maxppp - NATHALIE SAINT-AFFRE

Toulouse, France

Sophie Masala a été condamnée ce vendredi par les assises de Haute-Garonne à une peine de réclusion de 27 ans, assortie d'un suivi socio-judiciaire et d'une obligation de soins pendant cinq ans. La Montpelliéraine a été reconnue coupable de meurtre sur personne vulnérable, en raison des problèmes de santé de la victime. 

Cette quinquagénaire avait avoué avoir tué Maryline Planche, 52 ans, après avoir été sa collègue pendant six mois au sein de l'Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) à Toulouse. Après la mort de sa victime, Sophie Masala avait découpé son corps et jeté ses membres dans le canal du Midi à Toulouse. Seule la tête avait été enterrée à part, dans son jardin, en bas de son appartement.

Un peu plus tôt ce vendredi, le ministère public avait requis la réclusion à perpétuité, mettant en avant des circonstances aggravantes dans ce meurtre : la vulnérabilité de la victime, qui ne voyait que d'un oeil et souffrait de problèmes auditifs. Mais aussi l'absence d'humanité de la meurtrière : "Elle l'a vue et laissé mourir. L'agonie a duré quatre heures. Quand on frappe à la tête, on veut tuer", avait expliqué l'avocat général. 

"Je regrette"

Avant que les jurés ne se retirent pour délibérer, en début d'après-midi, les derniers mots de Sophie Masala ont été : "Je regrette, je ne voulais pas ôter la vie de Maryline." Entendue ce jeudi, elle avait présenté une nouvelle version des faits, expliquant avoir agi en état de légitime défense, avant de revenir à sa version initiale. "J'ai tué Maryline, mais elle ne m'agressait pas. Je suis un monstre", avait-elle alors conclu en pleurant.

Ses avocats avaient, eux, dans l'après-midi, ce vendredi, tenté d'obtenir une peine plus clémente que la perpétuité : "Demander la peine maximale comme le fait l'avocat général, n'est-ce pas une demande de vengeance ? Or, elle n'a pas sa place ici", soulignait Me Axelle Chorier. "On a beaucoup parlé des suites de l'acte fatal or juridiquement _vous ne pouvez pas juger l'atteinte au corps_", a-t-elle poursuivi, faisant référence au démembrement de la victime. S'adressant aux jurés, elle avait conclu : "On vous demande d'être sévère, je vous demande d'être juste."

L'autre avocat de Sophie Masala avait essayé de faire ressortir l'humanité de la quinquagénaire : "Vous n'êtes pas un monstre Sophie. La preuve, elle a un regard tendre pour ses enfants. [...] Sophie Masala, ce n'est pas Patrice Allègre, ce n'est pas Véronique Courjault."

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