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La directrice d'une micro-crèche de Six-Fours-les-Plages en garde à vue pour des soupçons de maltraitance

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

La directrice et gérante d'une micro-crèche de Six-Fours-les-Plages (Var) a été placée en garde à vue ce mercredi dans les locaux du commissariat de Sanary pour s'expliquer sur les accusations de maltraitance initiées par deux salariées. La jeune femme a rejeté toutes les accusations en bloc.

La directrice d'une micro-crèche de Six-Fours-les-Plages en garde à vue pour des soupçons de maltraitance
La directrice d'une micro-crèche de Six-Fours-les-Plages en garde à vue pour des soupçons de maltraitance © Maxppp -

Après le signalement en octobre dernier de deux salariées évoquant de possibles faits de maltraitance imputés à la directrice à l'encontre d'enfants accueillis dans une micro-crèche de Six-Fours-les-Plages, la directrice de la structure a été placée en garde à vue ce mercredi dans les locaux du commissariat de Sanary-sur-Mer afin qu'elle s'explique sur ces accusations. Des accusations qu'elle rejette, évoquant une mésentente avec ses deux employées, qui font l'objet depuis d'une procédure de licenciement pour faute lourde.

Plusieurs auditions

Les enquêteurs ont multiplié les auditions ces dernières semaines. Les deux salariées à l'origine des signalements ont été auditionnées. Mais aussi notamment une autre employée, sans rapport avec les deux précédentes, qui confirme pourtant leurs dires. "Une des scènes qui m'a bien marqué, c'est donc un enfant qui ne voulait plus avaler ce qu'il avait dans la bouche, et la directrice a continué à lui mettre des cuillères tant qu'il n'avalait pas. Elle le faisait sortir de table en pensant sans doute qu'il allait avaler. Ce qui ne se passait pas. Elle le faisait revenir à table. Il ne continuait toujours pas à avaler ce qu'il avait dans la bouche. Elle lui en rajoutait encore, jusqu'à ce que l'enfant vomisse ou recrache. Je redoutais les repas" témoigne auprès de France Bleu Provence cette ancienne salariée remplaçante pendant un congé maternité. 

Des mamans ont également été entendues, dont l'une confiait à France Bleu Provence ces dernières semaines que son fils "avait déclaré subitement de l'eczéma et qu'il faisait de grosses crises qui cessaient à chaque fois qu'il n'était plus à la crèche". Selon nos informations, deux autres enfants sur une micro-crèche accueillant 12 bambins présentent aussi de l'eczéma (sans qu'il soit possible de dire quelle en est l'origine). Les témoignages de plus d'une dizaine de personnes au total ont été recueillis par les policiers.

Que des déclarations" - Maître Charline Gaïa, avocate de la mise en cause

Jointe par France Bleu Provence, l'avocate de la directrice, Maître Charline Gaïa déclare "qu'il n'y a rien d'établi dans ce dossier. Pas de certificats médicaux, simplement des déclarations d'employées ou de parents". Le conseil indique par ailleurs que sa cliente rejette toutes ses accusations. "Elle n'a jamais forcé les enfants à manger. Et si l'un d'entre eux dormait avec un bout de tissu sur le visage, c'était son doudou que la directrice lui laissait sur le visage car c'était sa façon de s'endormir. Il y a pu y avoir confusion". 

Maitre Gaia précise enfin que l'enquête est close. Sa cliente est ressortie libre ce mercredi en fin de journée de cette garde à vue. Le dossier est en effet en cours de transmission au parquet des mineurs de Toulon qui entend prendre le temps de relire toutes les déclarations. À l'issue de cet examen minutieux, le magistrat peut décider de renvoyer la gérante devant le tribunal correctionnel de Toulon s'il estime que les faits sont caractérisés. Il peut décider également de classer le dossier sans suite.

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