Faits divers – Justice

La douleur de Michel Unik devant la cour d'assises

Par Isabelle Lassalle et David Di Giacomo, France Bleu Azur jeudi 16 avril 2015 à 20:40

Michel Unik

Le bijoutier Michel Unik a été entendu en fin de journée, jeudi, par la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Il attendait ce moment depuis trois ans et demi. Depuis le braquage de sa bijouterie de Cannes La Bocca, braquage au cours duquel son frère jumeau a été tué d'une balle dans la tête.

"C'est horrible, c'est invivable, je ne vis plus ". Michel, le frère jumeau de Thierry Unik

Ce jeudi, dans une ambiance tendue, le frère jumeau de Thierry Unik s'est adressé directement aux quatre accusés qui comparaissent devant les assises des Alpes-Maritimes. Ils sont jugés pour "vol avec violence ayant entraîné la mort " et "association de malfaiteurs en vue de commettre un vol en bande organisée ".

"Je ne fais plus de sport, j'ai pris vingt kilos ! " a lancé Michel Unik à la barre, devant les renforts policiers venus pour éviter tout incident au premier jour du procès des quatre hommes.

"Je suis énervé, oui ! " , s'agace-t-il encore. "Je vais être franc, ma vie est infernale ", enchaîne-t-il avant de s'adresser aux accusés "Vous, vous êtes nourris, logés, blanchis en prison. "

 

"Je vis pour lui maintenant... enfin, pour sa mémoire". La mère de Thierry Unik

Le 26 novembre 2011 à de Cannes-la-Bocca, le braquage de la bijouterie de Michel et Thierry Unik a coûté la vie à Thierry. La mère de la victime est elle-même ancienne bijoutière, à Paris.

Elle a choisi de rester dans la salle d'audience même quand la cour a examiné des photos de la scène du crime. "Ce sont les dernières images de mon fils. Je vis pour lui maintenant... enfin, pour sa mémoire . "

Procès Unik (ENROBE)

Procès Unik (SON)

Le procès doit durer jusqu'au vendredi 24 avril.

À lire aussi : > Le procès des braqueurs de la bijouterie Unik (dossier) > Les braqueurs présumés de la bijouterie cannoise Unik devant les assises