Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

Les parents de Naomi toujours sans réponse après la mort de leur fille

mercredi 23 mai 2018 à 23:28 - Mis à jour le jeudi 24 mai 2018 à 6:23 Par Rachel Noël et France Bleu, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

La famille de Naomi Musenga était reçue mercredi soir par le directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. L’enquête administrative doit déterminer pourquoi l’appel au Samu de la jeune femme n’a pas été pris au sérieux. Mais les parents sont ressortis sans réponses concrètes.

Bablyne Musenga, la mère de Naomi à la sortie du rendez-vous avec le directeur des Hôpitaux universitaires de Strasbourg
Bablyne Musenga, la mère de Naomi à la sortie du rendez-vous avec le directeur des Hôpitaux universitaires de Strasbourg © Radio France - Olivier Vogel

Strasbourg, France

Le directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, Christophe Gauthier a reçu la famille de Naomi Musenga, mecredi 23 mai au soir, mais il n’a rien dévoilé des résultats de l'enquête administrative ouverte après la mort de la jeune femme. Naomi, 22 ans, est décédée en décembre dernier après un appel au Samu que l’opératrice n’avait pas pris au sérieux.

Les Hôpitaux universitaires réservent leurs déclarations et les conclusions de l’enquête à la justice. D'autant que c'est maintenant l'enquête déclenchée par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui va prendre la suite de celle menée en interne.

Une famille dans le questionnement

Après un rendez-vous qui a duré plus de 2 heures, les parents de Naomi ne sont pas plus avancés. Ils sont sortis très remonté. Ils veulent savoir ce qui s’est passé et on le sentiment de "s’être fait baladé". Ils veulent aussi connaître l’origine du décès de leur fille, car l'autopsie pratiquée tardivement, n'a pas permis d'apporter des réponses.

"En entrant, on espérait qu'il y aurait des réponses, mais il n'y a pas grand chose. (...) Nous en sommes encore une fois à ces mêmes questionnements et à cette éternelle attente", a regretté Bablyne Musenga, la mère de Naomi.

La famille a porté plainte pour "non-assistance à personne en danger" et a déposé une plainte contre X et contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg, à la suite de la divulgation de l’enregistrement de la conversation. Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de Strasbourg, mais aucune information judiciaire n'est ouverte. C'est incompréhensible pour l'avocat de la famille. Cela permettrait pourtant à la famille d'avoir accès au dossier et d'en savoir un peu plus.

Vague d’indignation et plaintes en cascade contre le Samu

La diffusion de l'enregistrement de l’appel de Naomi au Samu de Strasbourg, a suscité une vague d'indignation et même des dénonciations calomnieuses. 

Trois plaintes et autant d'enquêtes judiciaires ont été ouvertes. D’autres décès litigieux ont été signalés à Cahors et Saint-Etienne, mettant à chaque fois en cause la responsabilité du Samu.

Les personnels du Samu, notamment à Strasbourg ont reçu de nombreuses menaces depuis le déclenchement de l'affaire. L'opératrice incriminée a expliqué que le personnel du Samu était en permanence sous pression. Elle est suspendue "à titre conservatoire".