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La FFGym remercie "celles qui parlent", suite aux accusations de violences sexuelles au pôle de Saint-Étienne

Kévinn Rabaud, le directeur technique de la Fédération française de gymnastique salue le courage et remercie les trois femmes qui dénoncent des violences sexuelles dont elles auraient été victimes ou témoins au pôle France de Saint-Étienne à la fin des années 80.

Par le biais de son directeur technique national, la FFG salue cette libération de la parole.
Par le biais de son directeur technique national, la FFG salue cette libération de la parole. © Maxppp - Friso Gentsch/dpa/picture-alliance/MaxPPP

L'onde de choc continue de se propager au sein de la Fédération française de gymnastique. Ce mardi, deux femmes ont témoigné pour raconter les violences sexuelles dont elles disent avoir été victimes entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, au pôle France de gym de Saint-Étienne. Une autre a raconté ces scènes à laquelle elle a assisté. 

Libération salutaire de la parole pour la Fédération française de gym 

L'une dénonce un viol, l'autre, une agression sexuelle, les deux commis selon elles par un même bénévole du pôle, Robert Colon, ce dernier nie les faits. "Je veux vraiment remercier ces femmes qui parlent aujourd'hui, les remercier de leurs témoignages", commence Kévinn Rabaud, directeur technique national au sein de la Fédération française de gymnastique. 

"Il est important que ce type d'affaire puisse être connu, il faut que toutes les personnes sachent que leur parole sera entendue par la Fédération, les autorités, les institutions. Il est important qu'aucun de ces éléments ne soient tus aujourd'hui", continue le DTN de la Fédération française de gymnastique. "C'est important de parler, pour les _autres victimes_, celles qui n'ont pas eu encore la force de témoigner, car cela demande beaucoup de courage", insiste-t-il. 

Des dysfonctionnements au sein de la fédération ? 

L'une des victimes présumées, Caroline Jacquey, dit avoir été agressée sexuellement en 1988 par Robert Colon, et avoir prévenu dans la foulée Muriel Cavallero, son entraîneur de l'époque. Malgré son signalement à Muriel Cavallero, Caroline Jacquey assure que son agresseur présumé n'a jamais été inquiété, et que celle-ci aurait donc étouffé l'affaire. 

Au début des années 1990, Robert Colon aurait violé Morgane André, selon les révélations faites par l'ancienne gymnaste, qui dit en "en vouloir terriblement à Muriel Cavallero pour son silence et sa lâcheté". Aujourd'hui, Muriel Cavallero (elle n'a pas souhaité répondre aux questions de France Bleu) est membre du conseil d'administration du pôle France, et vice-présidente du comité régional de région AURA. Peut-elle dans ces conditions rester en poste ?

"Une enquête administrative du ministère des Sports est en cours", commence M. Rabaud. "Nous allons laisser cette enquête se dérouler, le ministère entendra toutes les personnes, dont les victimes, des décisions seront prises. La Fédération prendra évidemment ses responsabilités", avertit Kévinn Rabaud.

Changement de pratiques 

Robert Colon, le bénévole mis en cause dans les témoignages avait l'habitude de recevoir chez lui de jeunes athlètes. "Il faut limiter ce type de contacts, il faut mettre de la distance entre les adultes et les enfants. Cela fait partie de nos recommandations, en partenariat avec l'association Colosse aux pieds d'argile qui fait de la formation et de la sensibilisation au sein de notre fédération . Il faut que ces bonnes pratiques soient encadrées et connues", conclut Kévinn Rabaud. 

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