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Faits divers – Justice

La future police de sécurité du quotidien se dessine en ce moment dans nos départements

vendredi 1 décembre 2017 à 13:41 Par Marine Chailloux, France Bleu Paris

Des réunions se tiennent actuellement dans tous les départements pour bâtir cette police de sécurité du quotidien. En principe elles sont fermées au public mais exceptionnellement, France Bleu Paris a pu assister à ces discussions, dans les Yvelines, entre les acteurs de terrain et les autorités.

Les concertations locales pour créer cette police sur-mesure se déroulent jusqu'à mi-décembre, comme ici aux Mureaux (Yvelines). La séance de discussions réunissait hier tous les acteurs de terrain.
Les concertations locales pour créer cette police sur-mesure se déroulent jusqu'à mi-décembre, comme ici aux Mureaux (Yvelines). La séance de discussions réunissait hier tous les acteurs de terrain. © Radio France - Marine Chailloux

Les Mureaux, France

En seulement 10 jours, il a fallu planifier sept réunions dans tous les arrondissements des Yvelines... Sept tables rondes entre les forces de l'ordre, l'Etat et les acteurs de terrain (associations, bailleurs sociaux, directeurs d'écoles, de collèges ou de lycées, représentants des transports ferroviaires, élus...). Pour l'arrondissement de Mantes-la-Jolie par exemple, deux séances de discussions doivent avoir lieu. La première s'est déroulée hier, dans l'amphithéâtre du campus des Mureaux.

Réécoutez le reportage sur la première séance de concertation aux Mureaux

Le but est de faire remonter très vite les expériences et besoins en sécurité, forcément différents selon les territoires. Un village aura des attentes différentes d'une grande ville. Et que l'on se trouve dans des transports ou dans une association, les besoins en sécurité ne sont pas les mêmes. Le président Emmanuel Macron veut ainsi créer une police "calibrée", une "police de sécurité du quotidien" ("PSQ"), sur-mesure, adaptée à la situation d'un arrondissement ou d'une ville. Pour la créer, il demande aux préfets de convier tous les acteurs de terrain pour faire remonter les idées, propositions de loi, besoin en effectifs... A terme, cette police sur-mesure devrait aussi davantage travailler et coopérer avec "les élus, la justice, la police municipale, les associations, les sécurités privées ou encore les services sociaux", a promis le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Les réunions de concertations sont en principe fermées au public et à la presse, mais exceptionnellement, France Bleu Paris a pu assister à l'une des premières séances au campus des Mureaux (Yvelines) où se tenait une réunion hier matin concernant l'arrondissement de Mantes-la-Jolie. Dans la salle, des chefs d'établissements scolaires parlent de prévention, un bailleur social évoque la peur de son personnel qui préfère souvent détourner les yeux, plutôt que de témoigner. Il suggère que la loi change car pour déposer plainte, car il faut obligatoirement donner son identité et son adresse. "Or les gardiens habitent sur place, avec leur famille. Ils sont souvent victimes d'intimidations voire d'agression", confie-t-il. Un directeur d'hôpital explique que la majorité du personnel soignant est désormais féminin, alors que les patients sont en majorité masculins. "Les insultes et les agressions ne doivent pas être leur quotidien, martèle-t-il, certaines ont la peur au ventre quand elle reviennent travailler. Il faut que les personnes qui les agressent soient vraiment condamnées et que les peines soient connues ".

Les discussions sont riches et les thèmes abordés très nombreux. Charge ensuite au sous-préfet d'agréger et de relayer ces paroles et ces propositions qui émanent du terrain.

Le sous-préfet des Yvelines Gérard Dérouin fait la synthèse des propositions

Ensuite le préfet des Yvelines prendra le relai. Il n'aura que quelques jours, jusqu'à la mi-décembre, pour faire remonter les particularités locales et les besoins nécessaires pour une sécurité sur-mesure.

Les policiers et gendarmes doivent quant à eux remplir un questionnaire anonyme jusqu'au 10 décembre. Ils doivent donner leurs impressions sur les effectifs ou encore sur leurs conditions de travail. Les premières expérimentations de cette "PSQ", police de sécurité du quotidien, commenceront dès janvier 2018 dans les communes sélectionnées par l'Etat.