Faits divers – Justice

La grippe aviaire n'inquiète pas les volaillers d'Ancenis

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan mercredi 25 janvier 2017 à 18:30

Panneau d'information devant l'hôtel de ville de Mésanger
Panneau d'information devant l'hôtel de ville de Mésanger © Radio France - Pascale Boucherie

Le cas de grippe aviaire détecté dans les marais de Grée sur un cygne sauvage en début de semaine n'inquiète pas les producteurs de volailles d'Ancenis. En revanche un important travaille de sensibilisation des particuliers détenteurs de poules est mis en place.

Les volailles fermières d'Ancenis, 3ème producteur national de volailles, c'est 320 producteurs, 150 000 volailles Label Rouge tuées chaque semaine, et un abattoir : Galliance. Selon Grégoire Midy, qui est à la fois vétérinaire et responsable production des volailles fermières d'Ancenis, le cas de grippe aviaire détecté dans les marais de Grée sur un cygne sauvage en début de semaine n'inquiète pas les producteurs et a très peu de conséquences.

C'est pas très inquiétant. Les dispositions de confinement ont été prises dès les premiers cas dans le nord de la France en novembre. Pour nos éleveurs ça n'a aucune conséquence. Pour l'abattoir, une seule mesure supplémentaire : à partir de demain, les camions vont rouler dans un bassin de solution désinfectante.

Grégoire Midy est à la fois vétérinaire et responsable production des volailles fermières d'Ancenis,

Reste un problème : le confinement des volailles chez les particuliers. Dans le périmètre de six kilomètres dressé autour des marais de Grée, il y aurait une centaine de volatiles en basse-cour. Ce mercredi matin elles n'étaient pas toutes confinées.

Des poules dans un enclos à ciel ouvert mercredi matin près d'Ancenis. - Radio France
Des poules dans un enclos à ciel ouvert mercredi matin près d'Ancenis. © Radio France - Pascale Boucherie

Faut pas s'alarmer avant qu'il soit temps- Jean propriétaire de dix poules

L'enclos dans lequel se promènent les dix poules de Jean ne possède pas de filets pour les protéger des contacts avec les oiseaux sauvages. Mais Jean n'est pas inquiet pour leur santé :

C'est sûr elles ont froid, mais elle sont en bonne santé, y'a pas de problème, elles sont comme d'habitude.

Ici dans ce hameau situé entre Mésanger et la Roche-Blanche, en plein périmètre de sécurité, tout le monde a des poules pour sa consommation d'oeufs quotidienne. Gilbert et son épouse en ont deux. Joseph en possède cinq. Alors la municipalité informe la population. Ici précisément elle a placardé une affichette en bord de route. On peut y lire les consignes élémentaires : vérifier la santé de ses volailles et les confiner.

Le panneau apposé en bordure de route par les agents de la commune de Mésanger. - Radio France
Le panneau apposé en bordure de route par les agents de la commune de Mésanger. © Radio France - Pascale Boucherie

C'est ce que fera Jean dès qu'il aura réparé son filet. Les poules passeront d'un enclos à ciel ouvert à un enclos fermé par un filet qui servait habituellement pour les pigeons.

L'enclos au toit recouvert d'un filet, habituellement utilisé pour les pigeons, il servira pour protéger les poules. - Radio France
L'enclos au toit recouvert d'un filet, habituellement utilisé pour les pigeons, il servira pour protéger les poules. © Radio France - Pascale Boucherie

Et si jamais les poules de Jean attrapent la grippe aviaire, il n'y ira par quatre chemins : il les tuera et en achètera d'autres. Une poule dit-il, "ça coûte pas bien plus que 40 euros."