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Affaire de la grotte sanglante de Sète : un accusé se dit innocent, l'autre promet la vérité

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Premier jour du procès de Rémi Chesne et Audrey Louvet aux assises de l'Hérault. C'est l'affaire de la grotte sanglante de Sète. Ils sont accusés d'avoir enlevé, séquestré et assassiné Patrick Isoird, tué par balles en juillet 2014 et dont le corps a été retrouvé au fond de cette grotte.

Audrey Louvet (au centre) comparait libre contrairement à Rémi Chesne
Audrey Louvet (au centre) comparait libre contrairement à Rémi Chesne © Radio France - Salah Hamdaoui

À l'ouverture du procès de l'affaire de la grotte sanglante de Sète, Rémi Chesne a de nouveau clamé son innocence. Audrey Louvet a promis de dire "toute la vérité". Tous deux comparaissent devant la cour d'assises de l'Hérault pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat de Patrick Isoird, tué par balle en juillet 2014 et dont le corps a été retrouvé, en partie calciné, au fond de cette grotte du Mont St Clair.

Elle dit avoir été manipulée

Rémi Chesne, ancien coiffeur à domicile de 51 ans, est soupçonné d'avoir voulu se venger de Patrick Isoird qui a été l'amant de sa femme cinq ans auparavant. Une aventure au lendemain de laquelle elle a été retrouvée pendue dans leur garage. Audrey Louvet déclare avoir servi d'appât en attirant la victime sur les lieux du crime, mais jure qu'elle n'a jamais eu connaissance des funestes projets de son co-accusé.

Je suis une personne calme, non rancunière et respectueuse."- (Rémi Chesne)

La vengeance d'un mari bafoué ? Cette hypothèse-là a le don d'irriter Rémi Chesne au plus haut point. Bedonnant mais pas gros, l'homme à l'apparence calme, s'emporte. Il coupe la parole à ceux qui l'asticotent et sa voix, jusqu'alors plutôt douce, monte dans les aigus. "Déjà que le décès de Patrick Isoird ne me concerne pas, on me ressort le décès de ma femme" s'énerve-t-il. "Pour moi ça a été un choc énorme, vous vous rendez pas compte !"

Tout allait bien dans notre couple, nous avions une union heureuse."- (Rémi Chesne au sujet de son épouse retrouvée pendue)

Aux yeux de Rémi Chesne, évoquer le dérapage de cette catholique pratiquante, agent hospitalier à Sète, c'est la salir. Il accuse les autres de voir en elle une "ordure" et une "trainée" et se pose alors en gardien de sa mémoire. Mais dans le même temps, il n'hésite pas à confier qu'elle faisait des "crises bizarres", à la qualifier de "petit colonel" et rappeler qu'elle "voyait des medium" parce qu'elle était "harcelée par sa famille qui lui envoyait des sorts".

Une femme à l'apparence naïve, mais toujours sur ses gardes

Vient alors le tour d'Audrey Louvet qui comparait libre, les cheveux châtains, coiffés en une tresse ramenée sur le côté. À la barre, entre deux sanglots, elle raconte que sa mère lui a confié qu'elle aurait préféré avorter si elle avait su qu'elle était enceinte d'une fille. Elle se plaint d'avoir été traitée de menteuse après avoir raconté que ses frères avaient abusé d'elle en la forçant à faire des choses qu'elle ne voulait pas faire.

J'avais le droit de rien. C'est pas la vie que je voulais."- (Audrey Louvet)

Elle se rappelle avoir rencontré Rémi Chesne par hasard en 2012 et d'avoir eu une aventure avec lui pendant deux ou trois mois. "Quand on avait des relations sexuelles, il me frappait, il était très brusque, j'ai préféré arrêter". Avec Patrick Isoird, quelques années auparavant, cela n'a duré que deux ou trois jours. 

Aucun diplôme, ni qualification

À 39 ans, Audrey Louvet donne l'image d'une femme-enfant, naïve et influençable. Elle s'est fait tatouer sur le bras le prénom d'un chanteur, amoureux virtuel "rencontré" sur Facebook. Elle s'est même convertie à l'islam pour lui, sans l'avoir jamais vu en chair et en os. "Je suis allée à la mosquée, j'ai juste eu quelques mots à dire". Et puis il y a eu ces quelques amants qui, en contrepartie, faisaient de courses pour ces deux enfants.

J'avais confiance, tu m'as trahie. Je te déteste, je te hais."- (Audrey Louvet à Rémi Chesne)

Son côté puéril s'efface toutefois quand elle est mise en difficulté par ses accusateurs. On la sent sur ses gardes et elle se montre alors plus agressive, voire insolente, au point que la présidente Haye se sent obligée de la rappeler à l'ordre. "Avant j'étais un peu teubée, il a fallu que je rentre en prison pour grandir et comprendre beaucoup de choses".

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