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Faits divers – Justice

La guerre est déclarée entre la CGT et la mairie de Montauban

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Par , France Bleu Occitanie

La CGT du Tarn-et-Garonne a organisé une manifestation ce lundi 20 mai à 18h devant la mairie de Montauban. Depuis vendredi, le syndicat n'a plus accès à ses bureaux, installés dans la Maison du peuple.

Environ 150 personnes ont manifesté sous les fenêtres de la mairie lundi 20 mai à 18h
Environ 150 personnes ont manifesté sous les fenêtres de la mairie lundi 20 mai à 18h © Radio France - Simon Cardona

Montauiban

Ils sont à la rue depuis vendredi matin. Les syndicats départementaux CGT, FO et UNSA n'ont plus accès à leurs bureaux à la Maison du peuple. Sans prévenir, la mairie a fait changer les serrures la semaine dernière. Depuis, la CGT multiplie les manifestations pour faire céder la maire de la ville, Brigitte Barèges.

La CGT porte plainte

Des manifestants et des représentants syndicaux de la CGT ont tenté de pénétrer dans la mairie pour assister au conseil municipal lundi soir, mais les portes sont restées closes et bien gardées.

Alors, dans un discours qui a duré une dizaine de minutes, Lina Desantis, secrétaire générale de la CGT du Tarn-et-Garonne a dénoncé les "méthodes fascisantes" de la maire de Montauban.

Selon la CGT, cette dernière a décidé d'expulser tout le monde à la Maison du peuple après que des migrants y ont trouvé refuge au début du mois de mai.

"Depuis 2008, Mme Barèges essaie de virer les organisations syndicales, affirme Lina Desantis. Or, on a une ordonnance du conseil municipal datée de 1945, qui nous octroie l'usage exclusif du premier et deuxième étage de la Maison du peuple."

Comme le syndicat n'a plus accès à ses bureaux et qu'il n'a toujours pas récupéré ses affaires, il porte donc plainte pour "vol" et "voie de faits". 

"C'est une réponse du berger à la bergère"

"Les syndicats ont toujours refusé de signer les conventions d'occupations, répond la maire de Montauban Brigitte Barèges. L'édile ne nie pas que c'est l'occupation des locaux par RESF 82 qui a été l'un des événements déclencheurs. "C'est la réponse du berger à la bergère. Je considère qu'ils devaient me respecter et ne pas utiliser ces locaux comme ils l'ont fait alors qu'ils ne leur appartiennent pas. Mais ce sont aussi des locaux très vétustes, plusieurs fois on nous a demandé d'y installer des commerces. Si nous trouvions un projet qui redynamise ce cœur de ville... il en a besoin."

La mairie a aussi précisé qu'elle que ce n'est pas une obligation pour elle de loger gratuitement les organisations syndicales départementales, contrairement aux syndicats municipaux, logés à l’hôtel de ville.

Les deux autres syndicats UNSA et Force Ouvrière ont rendez-vous ce mardi après-midi avec la maire de Montauban pour trouver une solution à l'amiable en signant une convention d'occupation. De son côté, la CGT attend une réponse de la justice mercredi en fin d'après-midi.