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Accident mortel à Lattes sous cocaïne, alcool, téléphone au volant, 5 ans de prison pour la conductrice

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

Une conductrice était jugée pour avoir causé la mort d'une jeune femme de 22 ans dans un accident à Lattes. Elle conduisait sous l'emprise de l'alcool et de la cocaïne et se filmait au volant. Le tribunal correctionnel de Montpellier l'a condamnée à 5 ans de prison dont un an avec sursis.

la conductrice responsable d'un accident mortel à Lattes en février 2019 était jugée au TGI de Montpellier
la conductrice responsable d'un accident mortel à Lattes en février 2019 était jugée au TGI de Montpellier © Radio France - MICHEL PIEYRE

Une conductrice de 28 ans a été condamnée à 5 ans de prison dont un an avec sursis par le tribunal correctionnel de Montpellier ce lundi. Anne-Laure B. avait causé la mort de Laurena B., une jeune melgorienne de 22 ans le 20 février 2019. L'accident avait eu lieu vers 23 heures sur la départementale 58 à Lattes. La victime est morte sur le coup et sa passagère a été blessée dans le choc.

Un mauvais message envoyé à la jeunesse selon l'avocate de la famille de la victime

"Une peine dérisoire par rapport aux faits" réagit Marie, la mère de Laurena. La conductrice a multiplié les circonstances aggravantes. Anne-Laure B. avait pris le volant après son travail de serveuse, elle était ivre, avait consommé de la cocaïne, roulait trop vite et était en train de filmer le compteur de vitesse avec son portable. Le père Mohammed estime qu'avec cette peine, la justice lance un mauvais message aux jeunes, "on leur dit vous avez le droit de boire, vous le droit de vous droguer, de rouler vite, vous avez le droit de tuer quelqu'un, vous inquiétez pas, vous prendrez une peine minimum".

Marie, la mère la la victime

Le comportement de l'accusée comme circonstances aggravantes

L'avocat de la famille comprend d'autant moins la peine que le comportement de l'accusée a été pointé du doigt. "Quand les policiers sont arrivés sur les lieux de l'accident, elle leur a dit, explique Marie, qu'elle donnerait 70 000 euros aux victimes, qu'avec l'argent on arrange tout. Je suis révoltée". 

Cette peine, c'est presque un encouragement - Maitre Laetitia Leroy-Szwed

Une attitude qui aurait dû inciter le juge à prononcer une peine plus lourde selon l'avocate Laetitia Leroy-Szwed, "quand vous avez ce genre de personnalité complètement hermétique à la culpabilité, aux remords, il faut frapper plus fort. Même par rapport à la sécurité routière, je m'étonne du message. C'est presque un encouragement finalement !

Maitre Laetitia Leroy-Szwed

Avec cette gifle, on a passé la douleur, là c'est la rage - Mohamed le père de la victime

Pour le père de Laurena, "c'est une gifle. C'est honteux. On a passé la douleur là, c'est de la rage, de la haine, du mépris. Je ne croirais plus jamais de ma vie en la justice".

La conductrice n'était pas présente à l'énoncé du jugement ce lundi après-midi, son avocat non plus, le tribunal correctionnel n'a pas prononcé de mandat d'arrêt. Malgré cette condamnation, la jeune chauffarde est donc libre. Elle pourra demander un aménagement de peine pour réduire le temps d'emprisonnement.

Mohamed, le père de la victime

Le parquet avait requis 8 ans de prison ferme lors de l'audience. Le procureur de la République de Montpellier a 10 jours pour faire appel de ce jugement. Il examine le dossier.

Cette affaire relance le débat sur la nécessité d'une loi pour criminaliser les accidents de la route en cas de circonstances aggravantes

C'est une affaire qui relance le débat sur la notion d'homicide volontaire ou involontaire de ce type d'accident de la route. Des associations militent pour alourdir les peines quand l'alcool ou les stupéfiants sont en cause. C'est le cas du collectif "justice pour les victimes de la route". L'avocate de la famille de Laurena demande à ce qu'une loi prévoit cette criminalisation, "il faut un message fort, immédiat, sinon, avec la délinquance routière, on ne sent sortira jamais. Il faut combien de morts encore ? Cet accident est hors norme. Ce jour là, la conducteur a cherché la mort et ce n'est pas elle qui est partie. C'est un échec complet pour la sécurité routière, pour la société".

Maitre Laetitia Leroy-Szwed

Pour le père de Laurena, "bien sûr, il faut changer la loi, mais moi aujourd'hui, j'en ai plus rien foutre".

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