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La jihadiste bretonne Emilie König ne "voit pas pourquoi" elle devrait aller en prison

La jihadiste bretonne Emilie König, retenue dans un camp en Syrie après des années passées avec le groupe Etat islamique, plaide pour son retour en France. Accusée d'avoir recruté pour l'EI, elle ne "voit pas pourquoi" elle devrait aller en prison.

Emilie König, originaire de Lorient, est en Syrie depuis 2012
Emilie König, originaire de Lorient, est en Syrie depuis 2012 © Maxppp - Alexandre MARCHI

Retenue depuis 2017 dans un camp en Syrie, la jihadiste bretonne Emilie König, originaire de Lorient, dans le Morbihan, plaide pour son retour en France. Rencontrée par un journaliste de l'Agence France Presse dans ce camp du nord-est du pays par les forces kurdes, elle ne "voit pas pourquoi" elle devrait aller en prison. Considérée comme l'une des figures de la mouvance jihadiste française, Emilie König est accusée d'avoir recruté pour l'Etat islamique (EI) et d'avoir appelé à commettre des attaques en Occident. 

Trois enfants rapatriés en France

Placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux, la Française de 36 ans a passé des années avec l'organisation terroriste. Et après le rapatriement de ses trois enfants en janvier, elle espère toujours rentrer en France. Pour retrouver sa famille, suivre une formation en comptabilité, et pourquoi pas se lancer à son compte et avoir "une revanche un petit peu" sur la vie, a raconté la jeune femme de 36 ans. "Je veux reprendre une vie professionnelle, et ma vie professionnelle que j'avais avant je pourrais pas porter le foulard."

Le journaliste de l'AFP a rencontré une jeune femme qui portait une casquette noire vissée sur ses cheveux tressés où apparaissent des mèches décolorées, vêtue d'un sweat-shirt flottant sur un legging en faux cuir. Emilie König ne "voit pas pourquoi" elle devrait aller en prison, alors que la France souhaite que soient jugés sur place les adultes accusés de complicité avec l'EI.  

"J'ai pas de sang sur les mains"

Elle fait partie des premiers étrangers à être arrivés en Syrie, en 2012. Elle avait laissé ses deux premiers enfants en France. Deux fois veuve et mère de trois autres enfants, elle était apparue dans des vidéos de propagande de l'EI. Dans l'une d'elles, mise en ligne en 2013, elle pose avec un fusil à canon scié, comme si elle s'entraînait au tir. La Lorientaise dit "regretter", "parce que ça a (détruit) toute ma vie", mais dit ne pas vouloir être incarcérée. "Je vois pas pourquoi j'irai en prison. Je trouve que c'est injuste, parce que j'ai rien fait, j'ai pas de sang sur les mains", a insisté la jeune femme. 

Comme d'autres Françaises, la jihadiste dit avoir récemment mené une grève de la faim de huit jours pour obtenir un rapatriement. Mais elle a abandonné. "Je me suis dis ça servait à rien parce que de toute manière que je meure ici ou pas, la France ne vient même pas", a confié la Bretonne. Elle poursuit : "Je veux retourner en France, je veux revoir mes enfants, j'aimerais que la France soit conciliante par rapport à ça. J'ai envie de réparer mes erreurs."

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