Faits divers – Justice

La justice retoque le tildé de Fañch

Par Annaïg Haute, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Pays Basque et France Bleu mercredi 13 septembre 2017 à 17:37

Les parents du petit Fañch ne compte pas s'arrêter là.
Les parents du petit Fañch ne compte pas s'arrêter là. © Radio France - Annaïg Haute

Le tribunal de Quimper demande que l'acte de naissance du petit Fañch soit modifié. Il refuse l'utilisation du tildé sur le "N" de Fañch, estimant que ce n'est pas un caractère français. Les parents réfléchissent à faire appel.

"C'est un refus pur et simple", se lamente Jean-Christophe. Le père du petit Fañch est allé, ce mercredi, chercher la décision du tribunal de grande instance de Quimper. Il refuse l'utilisation du tildé sur le prénom du petit garçon âgé de quatre mois. "On avait quand même un petit peu espoir, explique le papa, ça nous est tombé dessus comme un pavé."

La famille, qui habite Rosporden, dans le Finistère, s'était vu refuser le prénom de son fils au motif que le tildé n'est pas admis par la loi française. Mais la mairie de Quimper avait finalement décidé de faire une exception, en s'appuyant sur plusieurs textes, avant que la justice ne se saisisse du dossier. Ce mercredi, le tribunal de Grande instance de Quimper a donc décidé de retoquer le prénom.

Sur la carte d'identité du bébé, Fañch est bien écrit avec un tildé. S'il n'y a pas d'appel, elle ne sera plus valable.  - Radio France
Sur la carte d'identité du bébé, Fañch est bien écrit avec un tildé. S'il n'y a pas d'appel, elle ne sera plus valable. © Radio France - Annaïg Haute

"On souhaite aller jusqu'au bout"

"On a 15 jours pour faire appel, détaille la famille, on va se poser un peu et voir comment faire... Mais il risque d'y avoir une suite!" Lydia, la maman, ajoute : "On est soutenu par toute la culture bretonne, mais aussi des chanteurs comme Gwennyn, alors on souhaite aller jusqu'au bout. C'est l'occasion de mettre à jour ces lois et ces circulaires!" Reste la question du financement des frais de justice, qui pourrait passer par un financement participatif.

La famille bretonne est en relation avec la famille qui connait le même problème, au Pays Basque, avec un tildé sur le nom de famille Ibañez.