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Faits divers – Justice

La Léchère : un an de prison ferme pour le chauffeur de poids lourd qui a écrasé une habitante

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Par , , France Bleu Pays de Savoie

Un chauffeur ukrainien de 41 ans a été condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel d’Albertville à un an de prison ferme et un an avec sursis pour homicide involontaire.Le 15 avril dernier, il a renversé une dame de 78 ans devant l'usine métallurgique Ferropem de La Léchère (Savoie).

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp -

La Léchère, France

Un chauffeur ukrainien de 41 ans a été condamné ce jeudi à Albertville (Savoie) à un an de prison ferme et un an avec sursis pour homicide involontaire

Lundi 15 avril, il a écrasé une habitante, une femme de 78 ans qui marchait sur le bord de la route à Petit-Coeur, à La Léchère. Le chauffeur au volant de son poids lourd immatriculé en Pologne s'était garé sur le parking en face de l'usine Ferropem, comme l'exige la procédure pour toutes les livraisons. 

Il s'est présenté à l’accueil avec les papiers du chargement. L’agent de sécurité a actionné le feu tricolore qui permet aux camions de traverser la route départementale 990 en toute sécurité. Mais le chauffeur ne s'est pas engagé pas tout de suite. Il aurait été gêné par un autre poids lourd. Quand il a finalement traversé la route, le feu était visiblement redevenu rouge.

Le chauffeur ne s'est rendu compte de rien

Il n'a pas vu Joséphine, qui rejoignait La Léchère à pieds pour faire une prise de sang. Le camion lui a roulé dessus. Le chauffeur ne s'est rendu compte de rien.

Ce sont les gendarmes lui ont appris l'accident. L’éthylotest s'est révélé positif. Il a dû alors se soumettre à éthylomètre pour mesurer son taux d’alcool. Après quatre tentatives vaines, les gendarmes ont renoncé. Dans leur compte-rendu mentionné par le tribunal, ils écrivent que le chauffeur sentait l’alcool. Il a été placé en cellule de dégrisement. 

Trois heures plus tard, les résultats de la prise de sang révèlent un taux d'alcool de 0,25g/l de sang. C'est moitié moins que la limite autorisée.

Il assure qu'il n'avait rien bu depuis 36h au moment de l'accident. Au tribunal il dit, par l'intermédiaire de l'interprète, qu'il ne comprend pas ce taux d'alcoolémie. Il assure avoir bu pour la dernière fois 2 bières l’avant-veille au soir. Et rien depuis. De toute façon, en reprenant le calcul de durée moyenne d’élimination, il devait avoir 0,55g/l au moment de l’accident, à peine plus que la limite autorisée.

Le tribunal ne retient pas l'état d'ivresse

Son avocate demande que l’état d’ébriété ne soit pas retenu. Elle constate l'absence de l’éthylotest positif dans le dossier. Quant au refus de son client de se soumettre à l’éthylomètre au moment de l’accident, Me Caroline Fouache l’explique par l’état de choc dans lequel il était, face à des gendarmes dont il ne comprenait pas la langue.

Le tribunal a décidé de ne pas retenir l’état d’ivresse, faute d’élément suffisant. Le président a précisé : "ce qui ne signifie pas qu’il n’avait pas consommé d’alcool". Le chauffeur en détention préventive depuis l’accident est retourné en prison hier soir. Il a désormais l’interdiction de conduire sur le territoire français pendant 5 ans