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Faits divers - Justice

La Ligue du Centre de football de nouveau condamnée pour harcèlement moral et sexuel

Comme il l'avait fait en mai pour trois salariées, le Conseil des Prud'hommes d'Orléans a donné raison aux trois cadres de la Ligue du Centre de football victimes de harcèlement moral et sexuel de la part de l'ancien président Jacky Fortépaule. La Ligue devra verser 30.000 € de dommages et intérêts.

58 000 euros : c'est le montant des indemnités que la Ligue du Centre de football doit verser au total pour cette affaire, si on cumule les deux jugements
58 000 euros : c'est le montant des indemnités que la Ligue du Centre de football doit verser au total pour cette affaire, si on cumule les deux jugements © Radio France - François Guéroult

La Ligue du Centre de football est une nouvelle fois condamnée pour harcèlement moral et sexuel. Le conseil des prud'hommes d'Orléans a donné raison, ce mercredi, à trois cadres, qui dénonçaient le comportement déplacé de Jacky Fortépaule lorsqu'il était président de la Ligue du Centre de football de juillet 2017 à octobre 2018 (il est aujourd'hui âgé de 73 ans). La Ligue devra verser à chacun des plaignants 10.000 euros de dommages et intérêts.

Des mails au contenu explicite

Une première condamnation avait déjà été prononcée en mai dernier par les prud'hommes dans ce dossier, c'était alors trois femmes salariées qui avaient porté plainte. Les indemnités s'élevaient alors à 10.000 euros pour deux d'entre elles et à 8.000 euros pour la troisième. Au total, cela fait donc une ardoise de 58.000 euros, auxquels s'ajoutent 10.500 euros de frais de procédure à rembourser.

C'est à la fois le harcèlement moral et le harcèlement sexuel qui sont de nouveau reconnus. Le harcèlement sexuel, d'abord : "Vous mettrez plutôt vos sous-vêtements transparents", "Raffermis tes cuisses, c'est ton copain qui va être content", recommandait Jacky Fortépaule aux femmes travaillant à la Ligue du Centre de football. Il envoyait parfois des mails au contenu "sexiste, misogyne voire pornographique" - une image de femme posant seins nues, par exemple, avec en commentaire : "Il n'y en a pas des comme ça à la Ligue"... 

La suite au pénal ?

Mais le Conseil des Prud'hommes a aussi reconnu les faits de harcèlement moral - deux des trois cadres qui avaient déposé plainte sont en effet des hommes. "S'ils ne sont pas contents de travailler, ils n'ont qu'à partir", "Vous êtes nullissimes, je suis entouré d'une bande d'incompétents" avait l'habitude de dire l'ancien président à ces cadres.

Me Samuel Chevret, l'avocat des plaignants, salue évidemment la décision des Prud'hommes : "La quasi-totalité des dommages et intérêts que nous sollicitions a été accordée, souligne-t-il. Les salariés n'en faisaient pas une affaire d'argent, mais de principe et de sauvegarde de leur intégrité psychologique, car cette situation subie pendant de longs mois avait porté atteinte à leur santé."

La Ligue n'a pas fait appel de la première condamnation - et le délai est passé : "Il est de temps de tourner la page", explique Antonio Teixeira, l'actuel président de la Ligue du Centre de football. Mais le dossier n'est peut-être pas définitivement clos, car il pourrait y avoir un volet pénal : le Parquet d'Orléans a ouvert en janvier dernier une enquête préliminaire dans cette affaire. Surtout, souligne Me Chevret, "les salariés restent extrêmement vigilants pour s'assurer que ce type de comportement fait définitivement partie du passé, et qu'il n'y aura pas pour eux de sanction du fait de cette victoire aux prud'hommes et alors que leurs contrats sont toujours en cours."

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