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Faits divers – Justice

La mairie de Corbère-les-Cabanes est-elle un marchand de sommeil ?

jeudi 2 mars 2017 à 11:44 Par Charlotte Coutard, France Bleu Roussillon

Une habitante de Corbère-les-Cabanes se dit victime d'injustice et d'acharnement de la part de la mairie. Nathalie vit dans un logement appartenant de la municipalité, déclaré insalubre récemment. Pour son avocat, la mairie communiste a profité de sa faiblesse.

Le logement de Nathalie a été reconnu insalubre.
Le logement de Nathalie a été reconnu insalubre. - Nathalie

Corbère-les-Cabanes, France

C'est l'histoire d'un combat qui semble totalement déséquilibré, entre la mairie de Corbère-les-Cabanes (communiste) et une habitante, Nathalie. Elle vit depuis 13 ans dans un logement appartenant à la mairie, situé au dessus de la salle des fêtes. Ce logement vient d'être déclaré insalubre par la préfecture, sur demande de l'Agence Régionale de Santé.

Des souris et des termites

Lorsqu'elle a emménagé, le logement semblait en bon état. Mais rapidement, Nathalie a constaté des infiltrations par le toit. "Les portes se décollent des murs, les radiateurs ne tiennent plus à cause de l'humidité des murs, tout s'effrite, les plafonds d'une chambre et de la salle de bain menacent de s'effondrer, donc quand je baigne mes enfants, souvent je lève la tête pour voir si ça ne va pas nous tomber dessus.

Il n'y a pas d'isolation. Il y a des souris, ma chambre est vermoule par les termites", énumère Nathalie, mère célibataire de cinq enfants âgés de 9 mois à 14 ans. Par ailleurs, le logement n'a pas de compteur d'eau individuel et l'électricité n'est pas aux normes.

"Les portes se décollent, les radiateurs ne tiennent plus" (Nathalie)

Nathalie décrit son quotidien.

Des factures d'eau injustifiées...

Quand Nathalie a demandé à la mairie de faire des travaux, elle a essuyé un refus. Par ailleurs, la municipalité lui aurait demandé de payer une facture d'eau correspondant à la consommation de l'ensemble du bâtiment, salles des fêtes et des associations comprises, car Nathalie n'a pas de compteur d'eau individuel. Par ailleurs, l'électricité n'est pas aux normes, c'est très dangereux, il n'y avait pas de disjoncteur.

Un plafond chez Nathalie et ses enfants. - Aucun(e)
Un plafond chez Nathalie et ses enfants. - Nathalie
Le plafond s'effrite et menace de s'effondrer. - Aucun(e)
Le plafond s'effrite et menace de s'effondrer. - Nathalie

... et des méthodes douteuses

Quand Nathalie a commencé à se plaindre, la mairie aurait essayé de la faire expulser en mentant à la Caisse d'Allocation Familiale. "La mairie a pris l'initiative d'appeler la CAF en disant que je n'occupais plus les lieux, et qu'il fallait arrêter de verser les allocations logements. Sachant que c'est la CAF qui paie la totalité du loyer. Ils m'ont fait passer pour une squatteuse, et une procédure d'expulsion a été lancée pour non paiement de loyer", explique Nathalie.

"La mairie a appelé la CAF pour dire que je n'occupais plus les lieux" (Nathalie)

Par ailleurs, la mairie lui aurait proposé de racheter l'ensemble du bâtiment, salles des fêtes et des associations comprises, pour pouvoir rester vivre dans l'appartement, pour 500 000 euros.

La mairie aurait menti à la CAF.

Pour l'avocat de Nathalie, maître Jean Codognes, "la mairie avait parfaitement conscience que le logement était insalubre, et que des travaux importants devaient être réalisés". Un arrêté d'insalubrité a été pris il y a un mois.

"Cette locataire est malmenée par son propriétaire, qui est une commune" (Jean Codognes)

Maître Codognes qui dénonce les mesures employées par la mairie. "Que peut faire une mère de famille avec cinq enfants, sans ressource, contre une collectivité ? La vérité, c'est que ce logement ne pouvait pas être loué, parce que l'installation électrique est très dangereuse.

Si l'on pense qu'il y a des marmots en bas âge qui sont dans cet appartement. Si un enfant avait mis les doigts dans une prise électrique, c'était la mort assurée. Cette municipalité a un profond mépris pour les pauvres".

Maître Jean Codognes.

Jean Codognes - Maxppp
Jean Codognes © Maxppp - Maxppp