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Boues rouges : l'usine Altéo de Gardanne menacée de fermeture

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Par France Bleu Provence, France Bleu
Gardanne, France

Après les déclarations de la ministre Ségolène Royal lundi sur France Inter sur les rejets de boues rouges en Méditerranée, une menace de fermeture pèse sur l'usine d'alumines Altéo de Gardanne et sur ses 700 emplois directs et indirects.

L'usine Altéo de Gardanne menacée de fermeture au 1er janvier 2016
L'usine Altéo de Gardanne menacée de fermeture au 1er janvier 2016 © Radio France - Rosalie Lafarge

Invitée de France Inter lundi, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal n'y est pas allée par quatre chemins : "Tous les jours j'ai des combats difficiles à mener, contre toutes les formes de lobby. Actuellement, je lutte pour arrêter le rejet des boues rouges en Méditerranée, contre une entreprise qui a eu vingt ans d'autorisation de polluer, et aujourd'hui on me demande de reconduire cette autorisation, je dis non"

Cette déclaration a d'abord surpris à Gardanne. Les syndicats sont abasourdis. S'il n'y a pas d'autorisation, l'usine qui fait travailler plus de 700 personnes (emplois directs et indirects) pourrait fermer ses portes dès le 1er janvier

Henri Colombier, représentant FO, l'assure : "On ne jette plus aucune boue rouge, on rejette de l'eau filtrée par un gros filtre qui retient 99,99% des impuretés, donc on ne comprend pas et on se demande ce qu'elle [Ségolène Royal] fait au gouvernement.... On pensait pourtant être sur la bonne voie avec tous les efforts de ces dernières années"

Le délégué syndical CGT, Alain Gourmelon partage cette incompréhension : "Elle est ministre de l'environnement et elle ne sait pas? On ne rejette que de l'eau, avec un peu de métaux lourds, c'est vrai, mais la direction s'est engagée à poursuivre les recherches pour trouver un système afin de ressortir une eau propre."

"Cela fait mal, mais on se battra." (Roger Meï)

Cette incompréhension est très partagée. Même par les politiques : le maire communiste de Gardanne, Roger Meï est à la fois surpris et en colère." _La commission d'enquête a émis un avis favorable, l_e conseil des Calanques et le maire de Marseille aussi, alors je ne comprends pas. Ce sont encore des centaines d'emplois menacés, plus de 700, alors qu'on a déjà 1.900 inscrits au Pole Emploi de Gardanne, ça fait mal, mais on se battra" promet-il.

Même le député écologiste de Gardanne, François-Michel Lambert, défend l'usine d'alumines. "Nous avons, les élus de territoire et l'Etat, merdé, (surtout eux, parce que je ne suis là que depuis trois ans et ça fait 50 ans que ça dure), mais nous avons notre part de responsabilité. Nous devons donc accepter une autorisation sous condition pour changer la façon dont on travaille, gagner point par point jusqu'à rentrer dans les clous". Et d'ajouter avec une pointe d'ironie : "On peut penser qu'on va régler tous les problèmes de notre territoire d'un coup de baguette magique parce qu'il y a la COP21"

"Chaque fois qu'on arrête une pollution dans la Méditerranée, c'est un plus." (Danièle Milon)

Mais après 50 ans de rejets dans la baie de Cassis, des élus se réjouissent de la prise de position de Ségolène Royal. Danièle Milon, maire Les Républicains de Cassis, en fait partie. "Si la ministre prend la décision de tout arrêter, c'est extrêmement courageux, et le maire de Cassis que je suis sera ravi. Chaque fois qu'on arrête une pollution dans la Méditerranée c'est un plus".  L'élue demande toutefois de prendre des précautions sur l'emploi. 

Le dernier mot revient au préfet qui doit trancher avant le 31 décembre 2015, après avis du gouvernement.

Le courrier de Claude Jorda adressé à Ségolène Royal

Le courrier de Claude Jorda à Ségolène Royal
Le courrier de Claude Jorda à Ségolène Royal - Claude Jorda
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