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La ministre de la Justice veut d'autres sanctions que la prison

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Par , France Bleu Provence

La garde des Sceaux a inauguré ce jeudi les nouvelles prisons de Draguignan et Aix-en-Provence. Nicole Belloubet prône une alternative à la détention

La ministre de la justice découvre la nouvelle prison d'Aix-en-Provence
La ministre de la justice découvre la nouvelle prison d'Aix-en-Provence © Radio France - David Aussillou

C'est en Provence que la ministre de la Justice a présenté son plan Prison. Nicole Belloubet a annoncé ce jeudi lors de l'inauguration de la nouvelle maison d'arrêt d'Aix-en-Provence (Luynes 2) la création de 15.000 nouvelles places de détenus en France d'ici 2027. L'objectif du gouvernement est de réduire la surpopulation carcérale. Au 1er septembre dernier,  la France comptait 70.164 détenus au 1er septembre pour moins de 60.000 places. 

Mais la ministre souhaite imposer des alternatives à la détention : "Il faut remplacer les courtes peines par d'autres types de sanctions, comme les travaux d'intérêt général, affirme-t-elle. Les courtes peines d'emprisonnement sont facteurs de récidives". 

Pas de carte d'identité à la sortie

L'autre défi de Nicole Belloubet est en effet de réduire la récidive des délinquants grâce à la réinsertion. L'exemple à suivre selon elle est celui de la nouvelle prison de Draguignan où "des quartiers sont adaptés à chaque type de détenus". Mais pour le personnel chargé, il faut aussi régler des problèmes plus concrets comme celui des papiers d'identité. "Les mairies et les préfectures ne se déplacent pour faire les photos biométriques des détenus. Sami Karchi, conseiller pénitentiaire d'insertion à la prison d'Aix-en-Provence. Avec quelqu'un qui sort sans papier d'identité ou sans logement, on a un risque de récidive de pratiquement 100 %".

Une prison d'un nouveau genre en projet à Toulon

En plus de 2.500 places créées dans des maisons d'arrêt "classiques", mais avec un "haut niveau de sécurité", notamment dans la prison parisienne de la Santé réhabilitée, la garde des Sceaux s'est engagée à construire "2.000 places d'ici 2020" dans des structures d'accompagnement vers la sortie (SAS). Elles accueilleront des détenus en fin de peine ou condamnés à moins d'un an de prison. 

Comparables aux actuels quartiers pour peines aménagées (QPA), les SAS seront situés en zone urbaine ou péri-urbaine. D'une capacité allant de 60 à 180 places, un de ces SAS sera implanté à Toulon.

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