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Faits divers – Justice

La ministre de la Justice visite le quartier des femmes de la prison de Joux-La-Ville

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Par , France Bleu Auxerre

Nicole Belloubet a visité jeudi matin le centre de détention de Joux-La-Ville (Yonne), la ministre de la justice souhaitait voir comment dans cet établissement pénitentiaire, on préparait les femmes à leur sortie.

Nicole Belloubet la ministre de la justice a visité ce jeudi le quartier des femmes du centre de détention de Joux-la-Ville (Yonne) . Elle a rencontré le personnel et échangé avec les détenues
Nicole Belloubet la ministre de la justice a visité ce jeudi le quartier des femmes du centre de détention de Joux-la-Ville (Yonne) . Elle a rencontré le personnel et échangé avec les détenues © Radio France - Thierry Boulant

Joux-la-Ville, France

Nicole Belloubet a fait le tour jeudi du quartier des femmes du centre de détention de Joux-la-Ville. Cette prison compte en ce moment 555 détenus dont 85 femmes. La ministre de la Justice, a échangé avec le personnel et avec les détenues. L’objectif de sa venue était de voir  ce qui était fait pour préparer au mieux la sortie de ces personnes. La garde des sceaux a notamment visité l’atelier où les détenues travaillent. On y assemble, entre autre, des pièces de vélo.

Nicole Belloubet a visité l'atelier de la prison de Joux-la-Ville

De 150 à 600 euros par mois pour les détenues qui travaillent

Cette activité est pour Maria, une détenue, un vrai privilège : « C’est indispensable pour que les journées passent plus vite » explique-t-elle, on ne reste pas en coursive et on se sent utile à la société ».

Les places sont pourtant chères à l'atelier, fait remarquer Juliette, une de ses codétenus : « Pour un travail, on peut parfois attendre 6 mois ou 8 mois et pendant ce temps, si on n’a pas de famille qui nous soutient et nous envoie des mandats et bien, on n’a rien ».

15 femmes détenues en moyenne travaillent à l'atelier de la prison de Joux-la-Ville - Radio France
15 femmes détenues en moyenne travaillent à l'atelier de la prison de Joux-la-Ville © Radio France - Thierry Boulant

Le travail en prison rapporte de 150 à 600 euros par mois, pour des journées de 6 heures, mais il faut passer d'abord par un comité de sélection, qui prend en compte les aptitudes et le comportement. Ensuite, Christine, la contremaître, encadre le travail de ces femmes : «je les évalue, je les fais évoluer, je vois leurs aptitudes et en principe ça se passe très bien. Les gens sont toujours très volontaires

"Nous devons développer le travail en prison" - Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice

Il faut encourager cette attitude positive selon Nicole Belloubet : « Nous devons développer le travail en détention, c’est pour cela que nous avons créé une agence du travail d’intérêt général et du travail en détention parce que on considère que ça va nous permettre de donner un coup de fouet sur ce secteur-là qui est un secteur majeur ». En attendant sur les 85 femmes détenues à Joux-la-Ville, quinze en moyenne travaillent.

La santé, une condition de réinsertion

Au cours de sa visite la ministre a aussi parcouru le centre médical de la prison qui dispose d'un équipement de télémédecine. Il permet aux détenus, hommes et femmes; de consulter un dermatologue à distance et très bientôt un addictologue. « La santé en détention, c’est aussi une condition de la réinsertion car quelqu’un qui se prend en charge au niveau de la santé, c’est quelqu’un qui peut retrouver une vie sociale » argumente Nicole Belloubet, « nous devons profiter de la détention pour les réinscrire dans un parcours de soins ".

  - Radio France
© Radio France - Thierry Boulant

Fin novembre, le centre de Joux-la-Ville mettra en place des téléconsultations avec un addictologue. Actuellement, à Joux-la-Ville, une cinquantaine de détenus ont des problèmes de drogue et prennent des produits de substitution comme la méthadone. 

Joux-la-Ville, dans l'Yonne - Radio France
Joux-la-Ville, dans l'Yonne © Radio France - Denis Souilla
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