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Faits divers – Justice

Prison : "La ministre n'a pas pris la mesure de l'urgence de la situation"

jeudi 14 mars 2019 à 14:49 Par Nolwenn Le Jeune, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les syndicats de surveillants ont rencontré ce jeudi la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Mais selon eux, rien de concret n'est ressorti de la réunion. Ils ne tablent donc pas sur un arrêt du mouvement. Notamment à Condé-sur-Sarthe dans l'Orne où la prison est bloquée pour le 9e jour.

Les surveillants de prison restent mobilisés à Condé-sur-Sarthe dans l'Orne pour le neuvième jour.
Les surveillants de prison restent mobilisés à Condé-sur-Sarthe dans l'Orne pour le neuvième jour. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Condé-sur-Sarthe, France

Les surveillants de prison sont toujours mobilisés après la rencontre des syndicats avec la ministre de la justice ce jeudi. Nicole Belloubet les a rencontrés au neuvième jour de leur mouvement, après l'agression dont ont été victimes deux surveillants à Condé-sur-Sarthe le 5 mars 2019. Selon FO pénitentiaire, le principal syndicat à Condé-sur Sarthe, elle a évoqué des pistes de travail. Elle réfléchit par exemple à équiper tous les surveillants de gilets pare lame, de pistolets à impulsion électrique et d'aérosol au poivre. Elle a indiqué que les fouilles des détenus après les parloirs ne seraient pas systématisées comme le réclament les surveillants, mais généralisées, notamment après une extraction ou un séjour médical.

"Rien de concret, rien d'immédiat" regrette FO pénitentiaire

Nicole Belloubet réfléchit également à la prise en charge des détenus difficiles et/ou radicalisés dans des établissements sécuritaires comme Condé-sur-Sarthe. Mais selon Emmanuel Guimaraes, délégué national FO, elle ne veut pas que des établissements soient dédiés à accueillir exclusivement ce type de population pénale.  "On a l'impression qu'elle n'a pas pris la mesure de l'urgence de la situation, regrette-t-il. On n'a que des propositions d'expérimentation, de groupes de travail, mais rien de concret, rien d'immédiat. C'est pas avec ça que les collègues vont s'arrêter". La prison de Condé reste bloquée jusqu'à nouvel ordre. Ce qui devrait entraîner à nouveau la suppression des parloirs avec les familles ce week-end.