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Faits divers – Justice

Premier jour de procès pour un couple qui comparaît devant la cour d'Assises de la Vienne pour actes de barbarie

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu Berry

Pendant trois jours, les jurés de la cour d'assises de la Vienne se plongent dans une sordide affaire d'enlèvement, de séquestration, d'actes de barbarie suivie de mort. Dans le box, un couple de 49 et 58 ans. Cette première journée de procès était consacrée à l'examen de leurs personnalités.

Trois avocats pour deux accusés. Me Takhedmit et Souet pour l'homme, Me Brottier pour sa compagne
Trois avocats pour deux accusés. Me Takhedmit et Souet pour l'homme, Me Brottier pour sa compagne © Radio France - baudouin calenge

poitiers

Les accusés sont frustres, très frustres. Lui est illettré, elle a tout juste un CAP, tous deux vivent de l'allocation adulte handicapé. Ils se rencontrent jeune et sept ans plus tard naît un enfant autiste et trisomique. Leur vie de famille est qualifiée d'heureuse par l'accusé, presque idéalisée. Mais sa compagne évoque bien autre chose : une vie de soumission, de peur. "Il me frappait" dit-elle, parle de brûlures infligées et même d'un viol. 

Deux visions opposées de leur vie de couple.

Le principal accusé saisi au stylo par l'un de ses deux avocats Me Takhedmit - Radio France
Le principal accusé saisi au stylo par l'un de ses deux avocats Me Takhedmit © Radio France - Baudouin Calenge

La cour fait face à deux accusés qui ont une vision radicalement opposée de leur vie de couple et sur les faits qui leur sont reprochés, ils ne sont pas non plus d'accord. Lui nie l'essentiel des charges : l'enlèvement,  la séquestration, les actes de barbarie. Il reconnait cependant quelques coups et le fait de l'avoir abandonné au bord d'un chemin mais c'est tout. Elle affirme le contraire.  "C'est lui qui est allé chercher la victime, l'a retenu. Moi j'ai tout fait pour aider cette femme, mais j'ai pas pu" répète-t-elle à la cour.  

Des déclarations sujettes à caution

C'est aussi elle qui parlera au juge de violences régulières à l'égard de la victime, des coups, des brûlures avec un allume-gaz mais dit-elle la vérité pour autant ?  Lors de l'instruction et pendant son interrogatoire pendant ce premier jour de procès, elle n'a pas toujours été très cohérente voir aurait travesti la réalité. Quant à son compagnon, il souffre d'amnésie chronique ce qui fragilise ses déclarations.

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