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Faits divers – Justice

La mort d'une femme de 37 ans à Thil, dans la Marne : violences volontaires ou accident ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec deux circonstances aggravantes, violences sur conjoint et en présence de mineurs a été ouverte après la mort d'une femme de 37 ans à Thil, près de Reims dans la nuit du 3 au 4 juillet.

Le palais de justice de Reims
Le palais de justice de Reims © Radio France - Eric Turpin

Reims, France

Que s'est-il passé cette nuit du 3 au 4 juillet à Thil , cette petite commune de 300 habitants près de Reims? Une femme, Isabelle Duguet, 37 ans suspecte son conjoint de la tromper. Elle a caché un téléphone dans sa voiture pour tracer ses déplacements. Mercredi 3 juillet , son conjoint Josélito Prim, 33 ans, quitte la maison avec l'un de leurs trois enfants, un garçon de 15 ans pour une balade. En fait, il va retrouver sa maîtresse.  Isabelle Duguet géolocalise le véhicule à Thil. Elle y va, en pleine nuit accompagnée par ses parents et une belle-soeur. 

Que s'est-il passé sur place?

C'est là que les témoignages divergent. Pour les parents, Josélito Prim, au volant de son véhicule  type 4x4 , fait une marche arrière rapide pour éviter le groupe qu'il juge menaçant . A-t-il vu que sa femme est présente ? A-t-il vu qu'elle contourne la voiture quand il enclenche une rapide marche arrière ? Pour les parents la réponse est oui. Pour Josélito Prim, la réponse est non. Une version corroborée par les trois passagers du véhicule. Sa maîtresse, le frère de celle-ci, un jeune garçon de 13 ans et le fils de Josélito Prim. Des passagers qui confirment la version du conducteur. Ils n'ont rien vu. Ils n'ont rien entendu. Aucun choc à l' arrière. Pourtant, Isabelle Duguet est bien heurtée par la voiture avant de chuter violemment. Elle décédera un peu plus tard dans le véhicule des pompiers.  Le conducteur a pris la fuite, il dira que c'est en arrivant au camp de ses parents, des gens du voyage sédentarisés zone Farman, qu'il apprendra la mort de sa femme. Il s'est rendu sans résistance lors de l' arrivée des gendarmes. Jamais personne n'a fait état de violences au sein du couple.

Violences volontaires ou accident ?

Le dossier est compliqué. Une information judiciaire a été ouverte pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec deux circonstances aggravantes, violences sur conjoint et en présence de mineurs. Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République Mathieu Bourrette, a précisé que cette qualification pouvait évoluer, l'hypothèse de l' accident n'étant pas totalement écartée. L'enquête menée par le juge d'instruction le précisera dans les prochaines semaines ou prochains mois. La première qualification pour coups mortels aggravés est un crime. Crime passible de  30 ans de réclusion devant la cour d'assises. La seconde qualification est un délit passible de 7 ans de prison. Un accident qui ferait comparaître le conducteur pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Reims. Le conducteur est pour l'instant en détention, le temps qu'un débat contradictoire soit organisé dans les quatre jours. Il a demandé un délai pour préparer sa défense.

74 féminicides en France depuis le début de l'année

Une affaire qui intervient lors d'une semaine de mobilisation pour appeler le monde politique et la société civile à lutter contre les féminicides. Pour autant, dans le cadre de ce dossier précisément, c'est l'instruction qui dira si il y a eu violences volontaires ou pas . S'il s'agissait d'un accident-comme le soutient le conjoint et les trois passagers du véhicule- ou pas.