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Dossier : Coronavirus Covid-19

La Mure : une fête privée a réuni une cinquantaine de personnes dans une entreprise, le propriétaire réagit

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Une cinquantaine de personnes a fait la fête dans la nuit du 6 au 7 février dans un bâtiment qui est loué par une entreprise spécialisée dans la construction en bois et l’isolation est installée à La Mure (Isère). C'est une information du Dauphiné Libéré confirmée par France Bleu Isère.

Voiture de la gendarmerie (Photo d'illustration)
Voiture de la gendarmerie (Photo d'illustration) © Radio France - Victor Vasseur

La fête battait son plein et même un peu trop, puisque les riverains de la commune de Saint-Honoré, situé à 600 mètres environ de la zone industrielle de La Mure (Isère) n'ont pas hésité à appeler les gendarmes. Arrivés à 5 heures 30, les forces de l'ordre découvrent entre une cinquantaine de personnes dans l'entrepôt d'AtticorA Chanvribloc, une entreprise spécialisée dans la construction en bois et l’isolation. Le PDG de cette société, qui est aussi le propriétaire du bâtiment, avait donné son accord pour que son fils de 21 ans y organise cette soirée. Les jeunes étaient âgés de 16 à 24 ans

Une fête au milieu des outils

"Nous n'avons pas pu compter le nombre de participants car ils étaient un petit peu vindicatifs", précise la gendarmerie. En effet, les forces de l'ordre n'ont pas été bien accueillies par les fêtards : "C'est privé, vous n'avez rien à faire ici", leur a t-on dit. Prudents, ils décident de partir et de revenir quelques heures plus tard, à 8h30. Ils trouvent alors une cinquantaine de jeunes qui dorment dans un atelier au milieu des bouteilles vides. Mais surtout, au milieu des outils et des machines : "Ils ont fait leur soirée là, ça aurait pu mal tourner."

Une fête dans un lieu privé 

Comme la fête était dans un lieu privé, les gendarmes n'ont pas pu verbaliser pour non port du masque ou non respect du couvre-feu. Par ailleurs, la fête était gratuite donc le délit pour "abus de bien sociaux" n'a pas été retenu. Les militaires ont préféré faire de la prévention. Les jeunes ont tous soufflé dans des éthylotests avant de repartir. Le père et le fils sont convoqués au tribunal de Grenoble le 9 avril prochain pour "mise en danger de la vie d'autrui". Ils risquent une centaine d'euros d'amende.

"Je ne cautionne pas" - Eric Bonnier, le maire de La Mure 

Eric Bonnier, le maire de la ville a réagi à cette fête clandestine : "Nous avons tous envie de faire la fête, nous avons tous envie d'aller au restaurant et de boire un café en terrasse mais ce n'est pas le moment. Actuellement, on se bat pour rendre le vaccin accessible, le personnel médical est plus que mobilisé et en contrepartie, les gens ne respectent pas les règles. Je comprends que les gens en aient marre mais je ne cautionne pas."

Le propriétaire du bâtiment conteste les faits.

Fabien Morel, le propriétaire du bâtiment qu'il loue à la société AtticorA, dont il est, par ailleurs, le pdg, explique qu'il s'agissait d'une fête privée dans un lieu privé et qu'il avait le droit de mettre le bâtiment, qui lui appartient, à disposition de son fils et de ses amis. "J'estime que ce reportage nuit à l'image de la société AtticorA, qui n'a rien à voir là-dedans" nous a-t-il expliqué. "Ce samedi soir-là, ce bâtiment a hébergé une cinquantaine de jeunes qui dans le respect des lieux a donné corps à la confiance que nous devons rétablir entre nous tous, entre générations, entre forces de l’ordre et citoyens." a-t-il conclu

Le droit de réponse demandé par le pdg d'AtticorA

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