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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La Nouvelle Éco : une plateforme bordelaise vous permet de divorcer sur internet

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Par , France Bleu Gironde

À Bordeaux, une plateforme vous permet de divorcer en ligne quand vous êtes sur un consentement mutuel. Vous êtes mis en relation avec des avocats spécialisés et triés sur le volet. Les tarifs oscillent entre 500 et 800 euros.

Clara Deleuze et la plateforme pour divorcer en ligne.
Clara Deleuze et la plateforme pour divorcer en ligne. © Radio France - Yvan Plantey

Le divorce aurait pu passer entre les mailles du filet 2.0, il n'a finalement pas résisté. Depuis plusieurs années, certains cabinets d'avocats ont décidé de dématérialiser cette procédure, et une entreprise bordelaise a décidé de se spécialiser dans le divorce en ligne. Il s'agit de la plateforme on-divorce.fr. "Certains cabinets ont décidé de faire du profit avec le divorce, nous c'est tout l'inverse : on discute avec les couples, on prend le temps et on voit à quel point ils sont d'accord pour se séparer et dans quels termes", précise Clara Deleuze, la fondatrice de ce site dont les bureaux sont situés sur le cours de l'Intendance, à Bordeaux. Cette plateforme a été lancée à Bordeaux et Paris dans un premier temps, en décembre dernier. Dans les prochains jours, elle va s'exporter dans le sud, à Marseille, Aix-en-Provence et à Nîmes.

On ne fait pas la promotion du divorce - Clara Deleuze, fondatrice de cette plateforme

C'est aussi en partant de son expérience personnelle que cette idée de divorce en ligne lui est venue. En 2017, elle entame une procédure de divorce et elle a été dégoutée par ces fameux cabinets d'avocats. Cette dernière part aussi d'un constat très simple : "En France, chaque année 120 000 couples divorcent. Il faut dédramatiser le divorce car les gens ont tendance à penser que c'est contagieux. Mais attention, on n'en fait pas la promotion pour autant !" Elle précise que le mot "divorce" est recherché deux cent fois par heure sur internet.

Le nombre d'appel varie en fonction de la météo et des restrictions sanitaires

En général, les couples qui appellent sont plutôt dans l'optique d'un consentement mutuel et "les avocats sont là pour les conseiller", ajoute-t-elle. Mais Clara Deleuze reconnaît qu'il faut souvent passer beaucoup de temps au téléphone avec les futurs ex-mariés qui ont souvent peu de soutien et qui ont "l'impression de perdre 100 kilos quand ils commencent à vous parler".

L'idée de cette plateforme est aussi apparue comme une évidence quand la justice s'est retrouvée bloquée par le premier confinement, en mars 2020. "Les couples avaient toujours ces problématiques et ils n'avaient personne en face" précise Clara Deleuze qui ajoute qu'elle reçoit "10 à 20 appels par semaine quand il fait beau et que les gens sont biens. En revanche, quand il y a des annonces, on va passer à 40 ou 50 appels". Au total, depuis le mois de décembre, 10 couples ont divorcé via cette plateforme et une soixantaine de procédures sont encore en cours.

Retrouvez la Nouvelle Eco tous les matins à 7h15 sur France Bleu Girondext

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