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La parole de la fille contre celle du père dans une affaire de viol incestueux

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Par , France Bleu Roussillon

Un père de famille de 46 ans est jugé depuis le 12 mai par la cour d'assises des Pyrénées-orientales. Sa fille, de 24 ans l'accuse de l'avoir violé pendant une dizaine d'année en Cerdagne et à Toulouse, lorsqu'elle était adolescente. Le verdict est attendu ce samedi.

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Un homme de 46 ans est jugé depuis ce lundi devant les assises des Pyrénées-Orientales. Il est soupçonné d'avoir battu et violé sa fille pendant des années à partir de ses 9 ans. Il l'aurait forcée à lui faire des fellations et serait allé jusqu'à la pénétrer à plusieurs reprises , à Toulouse et dans des villages de Cerdagne. La jeune femme de 24 ans a fini par porter plainte à l'âge de 20 ans.

Après plus de quatre jours de procès le procureur de la République a requis  ce vendredi entre sept et dix ans de prison ferme pour le père, qui nie toujours catégoriquement les faits.

"Je suis innocent" , a-t-il répété ce samedi avant que le jury ne se retire pour délibérer. Pour lui, sa fille est une affabulatrice. Il n'y aucune preuve d'une relation sexuelle possible entre le père et la fille. Aucun des proches de la famille venus témoigner au tribunal de Perpignan n'a jamais soupçonné de telles agressions sexuelles. La victime ne s'en étonne pas: "Il faut savoir que mes demi-frères étaient en garde alternée, ils n'étaient là que la moitié du temps. les faits se sont passé lorsque ma belle-mère s'absentait. Concernant la fellation qu'il m'a forcé à lui faire dans ma chambre universitaire à Toulouse, nous étions seuls et c'est donc pour cela qu'il n'y aucun témoin oculaire " , explique la jeune femme.

Quand aux preuves matérielles, la victime n'en a pas non plus: "La seule que j'aurais pu garder, c'est un mouchoir (dans lequel elle aurait recraché le sperme de son père après une fellation), mais je ne l'ai pas gardé , explique-t-elle. C'était il y a six ans et à l'époque je n'étais pas dans une stratégie de preuves."

assises viol / victime pif

"Elle savait que son père se rasait les testicules" : Un argument invoqué par l'avocat de la plaignante. Celui de la défense rétorque qu'"elle peut l'avoir appris en surprenant une conversation entre son père et sa belle-mère".

"Elle désirait son père, c'est une mythomane", témoignent des proches de la famille

Mais alors pourquoi inventer un scénario de viols avec violences ? Par jalousie et  vengeance ? Pour les avocats de la défense, les lectures de la jeune femme parlent d'elles-même: des récits de relations incestueuses entre père et fille où elle surligne des passages: "Je joue au petit couple avec mon père."

D'après ce que disent ses proches, elle désirait son père : "Mon papa c'est le plus beau, le plus fort" , disent-ils avoir entendu de la bouche de la jeune femme.**

"Elle n'a pas supporté de partager l'amour que son père lui donnait avant qu'il ne refasse sa vie avec une autre femme" , suppose Maitre Fabien Large, l'avocat de l'accusé. A ce moment là, le fantasme d'une relation avec son père s'effondre. Il la rejète, elle est anéantie et l'accuse de viol.

Assises viol / PIF PAF Défense Large

Qui du père ou de la fille ment le mieux ? C'est l'enigme de ce procès. Les avocats des deux parties ont la même conclusion : tout est possible.

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