Faits divers – Justice

La plainte d'un ancien salarié du reposoir de Nice pour atteinte à l'intégrité du cadavre

Par David Di Giacomo, France Bleu Azur jeudi 10 novembre 2016 à 23:41

.
. © Getty - .

Un ex-agent de la chambre mortuaire du CHU de Nice dépose plainte pour atteinte à l'intégrité du cadavre et mise en danger.

La plainte a été déposée le 20 octobre. Une plainte pour atteinte à l'intégrité du cadavre et mise en danger déposée par Loïc, un ancien agent hospitalier du reposoir de Nice. La chambre mortuaire du CHU de Nice et l'Institut-médico-légal sont mis en cause par cet ancien salarié.

Selon lui, les conditions de travail posent problème au sein du reposoir. Il met en cause la vétusté des locaux, le transport des défunts, l'hygiène, le manque de formation.

Loïc, 31 ans, a été embauché en décembre dernier après avoir obtenu le diplôme de conseiller funéraire. Six mois plus tard, il fait valoir son droit de retrait et se retrouve en arrêt maladie.

D'après lui, le transport des défunts, en particulier des bébés, se fait dans des conditions indignes. Le camion ne permettrait pas de réaliser ce transport normalement. Il explique avoir constaté que les salles d'autopsie sont dépourvues de cuve de récupération. Les produits et matières organiques seraient directement évacuées dans les égouts classiques. La température des réfrigérateurs serait trop élevée.

Le CHU de Nice n'a pas souhaité répondre au micro de France Bleu Azur. Il indique toutefois que cette plainte est calomnieuse. Un signalement en ce sens a d'ailleurs été fait au procureur de Nice en juin dernier. Par ailleurs, le CHU reconnaît que des travaux sont nécessaires, dans les salles d'autopsie notamment. Une réunion est programmée la semaine prochaine. 76 000 euros doivent être débloqués pour financer des travaux de rénovation du reposoir.

Le procureur de Nice n'a pas encore examiné la plainte déposé par l'ex-agent du reposoir. Son témoignage est appuyé par une autre ancienne salariée.