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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes devant le commissariat de Béziers : "La police avec nous, la police avec nous"

mardi 4 décembre 2018 à 18:10 Par Stefane Pocher, France Bleu Hérault

Les gilets jaunes ont manifesté ce mardi matin devant le commissariat de Béziers. Dans le cortège des gendarmes réservistes ont fait le déplacement pour exprimer la colère de ceux qui ne le peuvent pas en raison d'un droit de réserve. Ils ont incité les policiers à descendre eux aussi dans la rue.

Bernard affiche fiérement son gilet jaune de gendarme devant le commissariat de Béziers
Bernard affiche fiérement son gilet jaune de gendarme devant le commissariat de Béziers © Radio France - Stéfane Pocher

Béziers, France

La mobilisation des gilets jaunes se poursuit dans le Biterrois malgré les annonces gouvernementales. Après avoir reçu ce mardi matin le soutien des avocats de Béziers, les gilets jaunes sont allés manifester devant le commissariat de Béziers. Environ 70 personnes ont fait le déplacement et ont incité les passants à rejoindre le mouvement. Tous en cœur, ils n'ont cessé de scander devant le commissariat "La police avec nous, la police avec nous".

Certains gilets jaunes ont même essayé de pénétrer dans l’accueil du commissariat, mais ils ont rapidement été stoppés dans leur élan sous le regard du personnel de la sous-préfecture, qui se situe en face. 

Les gilets jaunes appellent les policiers à rejoindre le mouvement. Depuis le début du conflit le 17 novembre,  ils expliquent que sur le terrain,  les forces de l’ordre sont solidaires de ce mouvement, mais il est cependant très compliqué pour eux d’exprimer leur ras-le-bol en raison de leur droit de réserve. "Ils nous encouragent à ne pas céder. Ils nous soutiennent. Cela nous fait chaud au cœur, même s'ils sont obligés d'intervenir quand ils reçoivent des ordres" explique Marie. 

"Si nous sommes dans la rue, c’est aussi pour eux pour défendre leurs intérêts, leur manque de moyens", explique Bernard.

Un policier est citoyen avant d'être policier

"Un policier est un citoyen comme tout le monde, avec des fins de mois difficiles" explique Bernard. Il a enfilé son gilet jaune, le  17 novembre. "On défend leurs intérêts. Nous avons besoin de policiers. Et pour cela, il faut les doter de moyens pour une meilleure reconnaissance. Vous savez, à Béziers, ils sont en sous-effectifs. Quand vous appelez police secours, il n'y a personne. C'est compliqué pour eux, sur le terrain" explique ce Biterrois. 

Devant le commissariat, il y avait aussi des gendarmes réservistes. C’est le cas de Gilles, 62 ans, ancien adjudant.  À la retraite, mais réserviste encore pendant quatre mois, il portait ce mardi son gilet jaune de gendarme.   

"Il faudrait symboliquement que gendarmes et policiers déposent symboliquement les armes et se mettent du côté du peuple".

"Je reçois de nombreux messages de gendarmes qui m'encouragent à poursuivre car ils ne peuvent pas le faire" explique Bernard

Selon cet ancien adjudant, une très grande majorité des gendarmes est du côté du peuple. " Il ne faut pas croire, mais nous avons les mêmes soucis à la fin du mois. Mais ils ne peuvent pas l'exprimer. Moi, je suis en fin de carrière. Dans quatre mois, je ne serai plus réserviste. Je n'ai rien à perdre" explique-t-il.

Avant ce rassemblement devant le commissariat, les gilets jaunes ont manifesté en milieu de matinée devant le Palais de Justice de Béziers. Ils ont reçu un soutien des avocats. Environ deux cents personnes étaient réunis.

Les robes noires  sont en grève depuis lundi pour dénoncer les conséquences de la réforme judiciaire, en cours d’examen,  avec d'après eux,  un risque de transfère de compétences vers d’autres juridictions. «  Avant d'être avocat nous sommes des gilets jaunes »  explique Eric Guilhabert, le bâtonnier de Béziers.  D'autres actions pourraient être organisées dans les prochains jours.

"J'exprime la colére des gendarmes qui ne peuvent pas descendre dans la rue explique Bernard,  gendarme réserviste encore pendant quatre mois - Radio France
"J'exprime la colére des gendarmes qui ne peuvent pas descendre dans la rue explique Bernard, gendarme réserviste encore pendant quatre mois © Radio France - Stéfane Pocher
Rassemblement devant le commissariat de Béziers - Radio France
Rassemblement devant le commissariat de Béziers © Radio France - Stéfane Pocher