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Faits divers – Justice

La police de sécurité du quotidien se met en place en Meurthe en Moselle

mercredi 14 mars 2018 à 20:10 Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine

Après les zones de gendarmerie, c'est en zone police qu'une dizaine de patrouilles de contact sont mises en place dans la circonscription de Nancy. Objectif : aller au contact de la population et la rassurer.

La police de sécurité du quotidien se met en place à Nancy
La police de sécurité du quotidien se met en place à Nancy © Radio France - Mohand Chibani

Nancy, France

Nancy et la Meurthe et Moselle n'ont pas été retenues par le ministère de l'intérieur parmi les trente villes en France qui seront dotées de nouveaux renforts policiers pour mettre en place la police de sécurité du quotidien, pour autant, le préfet de Meurthe et Moselle, Eric Freysselinard a estimé qu'un redéploiement des 1050 policiers que compte le département de la Meurthe et Moselle était possible pour créer ces patrouilles de contact dans les quartiers les plus sensibles. 

Le terrain, c'est notre coeur de métier, Nicolas Jolibois, directeur départemental de la sécurité publique

La première patrouille a été mise en place ce mercredi sur le quartier du plateau de Haye (Haut du Lièvre), le bureau de police situé au coeur des barres d'immeubles a vu en effet ses effectifs passer de trois à six fonctionnaires dont l'objectif principal sera d'occuper le terrain et d'aller à la rencontre des habitants du quartier "dans ce quartier, nous enrégistrons une vingtaine de plaintes par mois, soit une par jour" explique Nicolas Jolibois, le directeur départemental de la sécurité publique en Meurthe et Moselle "est ce raisonnable que les policiers restent au bureau en attendant qu'un plaignant se présente, je ne le crois pas, c'est la raison pour laquelle, nous avons repensé le fonctionnement du bureau pour que les fonctionnaires aillent sur le terrain, c'est notre coeur de métier" .

Les commerçants du quartier se disent rassurés - Radio France
Les commerçants du quartier se disent rassurés © Radio France - Mohand Chibani

Ici, c'est chaud la nuit, Georges, un habitant du quartier

Sur la place du marché, Rhani, un habitant du quartier observe avec amusement le passage de la patrouille "pour nous les adultes c'est bien, mais _je ne crois pas que les jeunes du quartier apprécient vraiment_, les rapports avec la police sont très difficiles, et puis je vais vous dire, ici, ce n'est pas de policiers dont on a besoin mais plutôt de boulot", à ses côtés, George acquièsse "ce n'est pas à 10h du matin que les policiers doivent passer, mais le soir, ici c'est chaud la nuit" Depuis juillet 2017, 80 personnes ont été interpellées sur le quartier soit pour trafic de drogue, soit pour actes de petite délinquance comme le caillassage des bus de la Transdev "notre travail porte ses fruits" explique Eric Freysselinard, préfet de Meurthe et Moselle "nous ne lâcherons pas prise pour instaurer une véritable sécurité sur le quartier".

Les policiers travailleront en partenariat avec les acteurs du quartier - Radio France
Les policiers travailleront en partenariat avec les acteurs du quartier © Radio France - Mohand Chibani

De la poudre de perlimpimpin, Abdel Nahass, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police

Mais cette police de sécurité du quotidien a été crée sans effectifs supplémentaires regrette Abdel Nahass, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police "comme dirait Macron, c'est de la poudre de perlimpimpin, pour créer ces patrouilles de contact, on déshabillé des services pour en habiller d'autres, nous disposons d'un groupe de sécurité et de proximité qui travaille déjà dans ces quartiers, il manque d'effectifs, pourquoi ne pas les renforcer pour avoir un travail de qualité, et puis je vais vous dire sincèrement, lorsque ces fonctionnaires de la PSQ seront en repos, rien n'est prévu pour les remplacer".