Faits divers – Justice

La police municipale de Pierrelatte désormais armée, grâce au stock de la Police nationale

Par Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu samedi 26 mars 2016 à 6:54

Revolvers Manurhin remis à la ville de Pierrelatte (Drôme)
Revolvers Manurhin remis à la ville de Pierrelatte (Drôme) © Radio France - Nathalie Rodrigues

C'était une des mesures annoncées par le chef de l'Etat, François Hollande, après les attentats de Paris le 13 novembre: les communes pourraient bénéficier du stock d'armes de la police nationale. Les revolvers arrivent dans les polices municipales, comme à Pierrelatte, dans la Drôme.

En Drôme-Ardèche, une dizaine de communes ont demandé à pouvoir bénéficier du stock d'armes de la police nationale, une soixantaine de revolvers ont été attribués. Au niveau national, il resterait quelques centaines d'armes encore disponibles sur les 4000 du stock initial. A Pierrelatte, dans le Sud-Drôme, la Ville avait demandé 8 armes pour ses 8 policiers municipaux. Elle a reçu hier, des mains du sous-préfet de Nyons, 8 revolvers Manurhin.

Marie-Pierre Mouton, le maire, explique que les policiers municipaux peuvent être pris pour cible, pour preuve cette agent de Montrouge tuée après l'attaque de Charlie Hebdo. Et pour elle, l'armement va dans le sens d'une professionnalisation de la police municipale.

Marie-Pierre Mouton, maire de Pierrelatte depuis 2014

Les communes doivent bien sûr remplir un certain nombre de conditions pour bénéficier de cet armement. Il leur faut une convention avec la gendarmerie ou la police nationale, un coffre où stocker les armes en toute sécurité après le service des agents, et chaque policier municipal doit avoir une autorisation nominative de port d'arme. Pour ce faire, il doit suivre une formation initiale d'environ trois semaines, une formation juridique, technique, pratique, et sanctionnée par des psychologues. Il y a ensuite nécessité d'un entraînement régulier. Les policiers doivent faire des séances de tirs au moins deux fois par an, 50 cartouches à chaque fois. A Pierrelatte, il a été décidé qu'ils feront 4 séances par an au sein de la gendarmerie voisine.

Remise d'armes entre Marie-Pierre Mouton, maire, et Bernard Roudil, sous-préfet - Radio France
Remise d'armes entre Marie-Pierre Mouton, maire, et Bernard Roudil, sous-préfet © Radio France - Nathalie Rodrigues