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Faits divers – Justice

La police scientifique en grève en Vaucluse

lundi 31 décembre 2018 à 15:55 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Les agents de la police scientifique et technique demandent un statut "actif" pour leurs missions sur les scènes de crime au côté des autres policiers. Ils souhaitent intégrer leurs primes dans le calcul de leurs retraites. Les bases techniques d'Avignon Orange et Carpentras sont fermées

Les syndicats des policiers techniques et scientifiques ont déposé ce mercredi un préavis de grève.
Les syndicats des policiers techniques et scientifiques ont déposé ce mercredi un préavis de grève. © Radio France - Franck HAKMOUN

Orange, France

Les 12 agents de la police technique et scientifique de Vaucluse sont toujours en grève illimitée. Le mouvement a été lancé le 27 décembre pour obtenir un statut "actif" et  intégrer les primes dans le calcul de leur retraite. Ces primes peuvent atteindre le tiers des revenus de ces agents. Les bases techniques de la police scientifique à Avignon, Carpentras et Orange sont fermées.  

Conditions de travail similaires aux collègues policiers mais sans les compensations

À Orange, Hervé Rebecca n'effectuera aucune mission de police scientifique et technique le premier jour de l'année 2019. Il demande un statut "actif" pour accomplir ces missions dans les mêmes conditions que les autres policiers.  Il explique qu'on peut "considérer actifs dans la fonction publique les gens qui manipulent des produits toxiques ou qui sont au contact de la population. 

"C'est notre cas, ajoute-t-il. Nous allons chercher les délinquants dans les geôles, on les récupère seuls dans notre bureau pour prendre les empreintes papillaires et génétiques, quasiment seuls en permanence. On intervient seul sur le terrain, on voit des scènes de crimes, des scènes morbides, les mêmes choses que les policiers mais on n'est pas considéré correctement. Un collègue d'astreinte de week-end va travailler de jour comme de nuit et devra être au bureau le lundi à 8h. On a a tous les désavantages de la police sans en avoir les compensations." 

Pas considérés comme policiers par l’administration

Laurence Guidini, la secrétaire zonale SUD du syndicat indépendants des personnels administratifs techniques et scientifiques (SNIPAT), réclame un statut"actif" et l'intégration des primes dans le calcul des retraites. Elle considère que la mission de police technique et scientifique est "une mission de terrain : ils doivent se rendre seuls sur des homicides, quelque fois sur des manifestations pour prendre des photos mais les manifestants ou la population ne fait pas le distingo entre un policier gardien de la paix et nos collègues car ils ont le brassard "Police". Or nos collègues ne sont pas considérés comme des policiers, en tout cas par l'administration. Ils travaillent avec des collèges du corps actifs et ils ne sont pas rémunérés pareil pour de mêmes missions. Ils se sentent dévalués. Leurs missions ont évolué depuis les attentats, ils souhaitent que leur statut évolue".

Laurence Guidini précise que les agents de police technique et scientifique demandent "des primes qui comptent pour retraite, ce qui n'est pas le cas aujourd’hui. Ce sont des fonctionnaires aux bas salaires, de 1.500 à 1.600 euros en début de carrière".