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Faits divers – Justice

La police scientifique en grève pour un meilleur statut

lundi 24 décembre 2018 à 17:37 Par Sylvie Charbonnier, France Bleu Paris

La colère gronde au sein de la police technique et scientifique. Pour cause de manque d'effectifs, les agents, tous de formation scientifique, sont amenés à aller sur le terrain, à sortir de leurs laboratoires et à prendre des risques. Ils réclament donc le même statut que les autres policiers.

Police Technique et scientifique
Police Technique et scientifique © Maxppp - .

Paris, France

Le SNIPAT, le syndicat national indépendant des personnels administratifs, techniques et scientifiques de la Police Nationale, appelle à une grève illimitée, à partir du mercredi 26 décembre. De plus en plus souvent exposés à ces situations de danger, le syndicat réclame une meilleure reconnaissance de ses 2 400 agents et un statut de catégorie active au lieu de leur statut "sédentaires" actuel. Ils réclament également la possibilité de prendre leur retraite plus, tôt, en tenant compte de la pénibilité de leur profession, ainsi que l'intégration de leur prime à leur retraite, prime qui représente un tiers de leur salaire. 

Police Technique et Scientifique - Maxppp
Police Technique et Scientifique © Maxppp - .

La police préférée du cinéma

La police scientifique, ce sont ces hommes en blanc, qui analysent les scènes de crimes, qui chassent les traces ADN, les empruntes, mais aussi, que l'on a vu, dans l'horreur des attentats, effectuer les prélèvements indispensables à l'identification des terroristes. Les médias les admirent, le cinéma les adore. Mais, pour cause de manque d'effectifs dans la police, ces agents, tous de formation scientifique, formés à travailler dans les laboratoires, sont, de plus en plus souvent amenés à travailler sur le terrain, sans aucune formation de self-défense. Une prise de risque et une pénibilité, non prises en compte, dans leurs statuts.

La Police Scientifique envoyée au milieu des Gilets Jaunes

Ils sont habitués aux scènes d'horreur. Ce sont eux, par exemple,  qui assistent aux autopsies, après les meurtres, même les plus violents, qui effectuent les prélèvements de sperme, après un viol, ou le sang après un meurtre. Mais les situations de violences ou de combats, ils n'y sont pas préparés. Cependant, lors des manifestations des Gilets Jaunes, ils ont été envoyés, au milieu des bagarres, seulement protégés d'un gilet pare-balles, pour prendre des photos et relever les empruntes des casseurs. Aujourd'hui, ils se plaignent d'être de plus en plus souvent exposés à des dangers, au même titre que les autres policiers, mais sans que la pénibilité de leur travail ne soit reconnue.