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Faits divers – Justice

La préfecture de Loire-Atlantique s'engage à évacuer le gymnase Jeanne-Bernard à Saint-Herblain d'ici la fin de l'année

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Par , France Bleu Loire Océan

La préfecture de Loire-Atlantique annonce reprendre la gestion du gymnase Jeanne-Bernard, à Saint-Herblain, après la mort d'un soudanais le 3 octobre 2019. Le préfet s’engage à améliorer les conditions sanitaires et à identifier les 700 occupants, mesures imposées par le tribunal administratif.

Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt.
Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt. © Radio France - Sixtine Lys

Saint-Herblain, France

Le préfet de Loire-Atltantique s'exprime, après la mort d'un demandeur d'asile soudanais de 30 ans le 3 octobre 2019 dans le gymnase Jeanne-Bernard, et les tensions dans ce quartier de Saint-Herblain. Pas d'évacuation dans l'immédiat, mais Claude d'Harcourt martèle qu'il fera appliquer dans le temps imparti la décision du tribunal administratif, saisi par l'association propriétaire des lieux, La Providence, et la CIMADE. 

Conditions sanitaires satisfaisantes sous 15 jours

"Il faut rappeler que ce site a été créé sous la force, car c'est une occupation illégale, et que les personnes qui ont agi ne nous ont jamais donné l'identité des personnes qui y étaient, ni mis en oeuvre des conditions sanitaires satisfaisantes", rappelle Claude d'Harcourt. La préfecture prend la gestion du site, pour qu'il y ait des conditions sanitaires satisfaisantes, comme l'accès à l'eau et à la nourriture. Cela faisait partie des mesures imposées par le tribunal administratif sous 15 jours. "Les mesures permettront aux riverains de retrouver la quiétude qui leur ait due", ajoute le préfet. 

Les mesures permettront aux riverains de retrouver la quiétude qui leur ait due

Le tribunal demande aussi l'identification des quelque 700 migrants actuellement logés dans le gymnase. Le préfet veut empêcher les allées et venues de personnes qui ne seraient pas autorisées dans l'enceinte. 

La préfecture s'engage à mettre en oeuvre toutes les dispositions imposées par le tribunal administratif, cela signifie que le gymnase sera évacué avant la fin de l'année. Le sujet est éludé par Claude d'Harcourt, qui ne donne aucun détail sur les échéances ou même la méthode.

La CIMADE fait appel de la décision du tribunal administratif

Devant l'urgence de la situation, l'association de soutien aux migrants, la CIMADE et le secours catholique ont décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif, devant le Conseil d'Etat. "C'est une décision qui ne rappelle pas l’inconditionnalité de l'accueil, et ça nous fait craindre une évacuation qui trie les gens en fonction de leur statut", explique Marie Hénocq, déléguée régionale Bretagne - Pays de la Loire de la CIMADE. "On espère inviter la question de l'absence de création de place par l'Etat", ajoute-t-elle.

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