Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Seine-Saint-Denis : la préfecture de police démantèle un camp de migrants à Aubervilliers

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Plus de 2.000 migrants ont été évacués, mercredi 29 juillet, d'un campement installé à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. L'objectif de la préfecture de police était de les "mettre à l'abri" dans plusieurs gymnases d'Île-de-France.

Un campement de migrants à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) est évacué, le mercredi 29 juillet 2020.
Un campement de migrants à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) est évacué, le mercredi 29 juillet 2020. © Radio France - Solène Cressant

L'opération a démarré vers 4h du matin ce mercredi 29 juillet : des migrants qui s'étaient installés à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ont été évacués par la préfecture de police. Les personnes, originaires de la corne de l'Afrique, du Soudan et d'Afghanistan principalement, étaient installées depuis plusieurs semaines sous le pont de Stains, au bord du canal Saint-Denis. La préfecture indique avoir mis à l'abri 2.113 personnes. "Grâce à la mobilisation des acteurs associatifs, ces personnes ont été orientées vers différents lieux d’accueil de la région Île-de-France. L’agence régionale de santé assure le suivi sanitaire", précisent les autorités.

Le préfet de police sur place

Selon une association de protection des migrants, présente sur place, une centaine de policiers ont été mobilisés. Le pont de Stains et l'avenue Victor-Hugo ont été bloqués pour sécuriser les opérations. Les migrants ont été rassemblés sur ce pont pour préparer leur montée dans des bus, qui sont arrivés vers 6h du matin. 

"La promiscuité des installations empêchait tout respect des distanciations physiques et rendait difficile l’application des gestes barrière, pourtant nécessaires à la lutte contre la COVID-19. L’immédiate proximité du campement avec le canal Saint-Denis présentait également un risque important de noyade pour ses occupants" - La préfecture de Seine-Saint-Denis 

Plusieurs lieux ont été réservés en Île-de-France pour accueillir ces migrants, des hommes pour la plupart. Ils seront ainsi "mis à l'abri" de façon temporaire dans les communes de Tremblay‑en‑France, Livry-Gargan, Neuilly-Plaisance et Gagny. "Les familles et personnes vulnérables seront hébergées dans des dispositifs adaptés" assure la préfecture.

Les associations, notamment le collectif Solidarité migrants Wilson, regrettent que les opérations de démantèlement des campements se succèdent sans solution pérenne. Des critiques relayées par des élus de gauche, notamment la sénatrice EELV de Paris Esther Benbassa :

Choix de la station

À venir dansDanssecondess