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Procès de Salah Abdeslam : 20 ans requis contre les deux prévenus

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015, comparaissait à partir de ce lundi, à Bruxelles, pour sa participation à une fusillade avec des policiers à la fin de sa cavale, en mars 2016. Vingt ans de prison ont été requis. L'audience reprendra jeudi.

Salah Abdeslam lors de son procès à Bruxelles.
Salah Abdeslam lors de son procès à Bruxelles. © AFP - IGOR PREYS / BELGA MAG / BELGA

Vingt ans de prison ont été requis contre Salah Abdeslam, seul membre encore vivant des commandos djihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, jugé depuis ce lundi matin en Belgique pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers à la fin de sa cavale, en mars 2016. C'est le seul survivant des terroristes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015 - on a appris fin janvier que sa ceinture d'explosifs n'avait pas fonctionné.  Il n'est pas jugé cette fois-ci sur les attentats du 13 novembre, mais le procès était très attendu, car il est resté mutique devant les enquêteurs. L'audience reprendra jeudi, après deux jours de pause, avec les plaidoiries de deux parties civiles puis celles des défenses des prévenus.

Abdeslam garde le silence au tribunal de Bruxelles 

Une même peine de 20 ans de prison assortie d'une période de sûreté des deux tiers a été requise à l'encontre du complice de sa fuite, Sofiane Ayari. Il s'agit de la peine maximale prévue devant le tribunal correctionnel pour tentative d'assassinat contre des policiers, a précisé la représentante du parquet fédéral Kathleen Grosjean. "C'est une véritable scène de guerre à laquelle les policiers ont été confrontés. (...) C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de mort" parmi eux, a-t-elle dit. 

Transféré fin avril 2016 à Fleury-Mérogis en région parisienne, Abdeslam a quitté sa prison française dans la nuit de dimanche à lundi et est arrivé au tribunal de Bruxelles ce lundi matin. Mais dès l'ouverture du procès sous haute sécurité, il a exprimé son refus de répondre aux questions du tribunal. 

Vêtu d'une veste claire et d'un pantalon noir, barbe fournie, des cheveux mi-longs gominés et plaqués en arrière, le Français d'origine marocaine âgé de 28 ans a exprimé son refus de parler dès les premières questions de la présidente du tribunal. "Vous êtes bien Salah Abdeslam né à Bruxelles le 15 septembre 1989 ?", a-t-elle interrogé. "Je ne souhaite pas répondre aux questions", a répondu le prévenu, déclinant l'invitation à se lever pour les premiers échanges. Son avocat Sven Mary a aussi fait savoir que son client ne souhaitait aucune image de lui par les médias.

"Je n'ai pas peur de vous, je place ma confiance en Allah" 

Au moment de son audition, Salah Abdeslam a répété : "Je n'ai pas envie de répondre, je suis fatigué !" Devant l'insistance de la présidente, il a répété : "Mon silence ne fait pas de moi un criminel ni un coupable". "Ce que je constate, c'est que les musulmans sont jugés, traités de la pire des manières, impitoyablement, il n'y a pas de présomption d'innocence", affirme Abdeslam. Ses paroles se teintent alors de religiosité : "Maintenant, jugez-moi, faites ce que vous voulez de moi, moi c'est en mon Seigneur que je place ma confiance". Et défiantes: "Je n'ai pas peur de vous, je n'ai pas peur de vos alliés, de vos associés, je place ma confiance en Allah et c'est tout". Il a aussi récité la chahada, la profession de foi musulmane, devant l'assemblée stupéfaite. "Le tribunal prend acte de votre réponse", a conclu la présidente, avant de suspendre l'audience.

Première comparution publique avant un procès en France

Salah Abdeslam, 28 ans, Français d'origine marocaine qui a grandi à Molenbeek, quartier de Bruxelles où il s'est radicalisé, était jusqu'à son arrestation au cœur d'une cellule jihadiste impliquée dans au moins trois dossiers majeurs, selon le parquet fédéral belge : les attentats de Paris en 2015, mais aussi ceux de Bruxelles en mars 2016, et l'attaque ratée du Thalys en août 2015. Ces trois attaques relèvent "peut-être d'une unique opération" de l'organisation Etat islamique, toujours selon le parquet.

Salah Abdeslam encourt jusqu'à 40 ans de prison

Le procès qui s'ouvre lundi à Bruxelles concerne la fusillade survenue le 15 mars 2016 lors d'une perquisition de routine dans une des planques bruxelloises de la cellule. Trois policiers ont été blessés ce jour-là, et un jihadiste tué alors qu'il faisait face aux forces de l'ordre pour couvrir la fuite de Salah Abdeslam et d'un complice, Sofiane Ayari, qui sera jugé avec lui. Les deux hommes ont été arrêtés trois jours plus tard, à Molenbeek, le 18 mars. Le 22, les attentats de l'aéroport de Zaventem et du métro de Bruxelles faisaient 32 morts. 

Un procès sous très haute sécurité

Salah Abdeslam, tout comme Sofiane Ayari, devront répondre à ce procès de "tentative d'assassinat sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées", dans un "contexte terroriste". Ils encourent jusqu'à 40 ans de prison. Le procès doit jurer jusqu'à vendredi, dans un palais de justice hautement sécurisé : plus de 100 policiers seront déployés à l'intérieur et autour du bâtiment. Pendant son procès, Salah Abdeslam, qui est détenu à Fleury-Mérogis depuis avril 2016, sera hébergé dans une prison du nord de la France, Vendin-le-Vieil - celle-là même où l'agression de quatre surveillants par un détenu condamné pour terrorisme en janvier a provoqué une longue mobilisation des surveillants pénitentiaires. Il fera un trajet quotidien de 150 kilomètres vers Bruxelles, escorté par le GIGN français ou de la police judiciaire fédérale belge. 

© Visactu
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