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Société

La radicalisation djihadiste de la jeunesse est-elle en perte de vitesse ?

jeudi 30 novembre 2017 à 18:26 Par Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse

Le sociologue Michel Fize est venu présenter ce jeudi à Montfavet (Vaucluse) son livre autour de la radicalisation djihadiste de la jeunesse. Cette radicalisation serait en perte de vitesse militaire.

Michel Fize
Michel Fize © Radio France - Aurélie Lagain

Montfavet, Avignon, France

Le sociologue Michel Fize a réuni 200 personnes autour d'une conférence-débat autour de la radicalisation djihadiste de la jeunesse, ce jeudi à l'hôpital de Montfavet.

"Radicalisation en perte de vitesse militaire"

Auteur de plusieurs livres sur l'adolescence, il a aussi écrit sur ce sujet en particulier. Selon lui, la radicalisation est en "perte de vitesse militaire", après les défaites infligées à l'État islamique en Syrie, mais elle reste séduisante pour certains, "des aventures individuelles".

Selon ses études, il s'agit surtout de "jeunes de seconde ou troisième génération maghrébine de confession musulmane ou convertie ce qui n’exclut pas qu'on ait d'autres jeunes de milieux sociaux favorisés."

"Ce sont malheureusement les populations maghrébines qui sont les plus stigmatisées par la société, les plus en difficulté scolaire, familiale et professionnelle . Ce sont des personnes en perte de reconnaissance, d'identité, à qui on donne une identité de substitution."

Une dizaine de jeunes suivis à la Maison des adolescents d'Avignon

À Avignon, la Maison des adolescents, qui a invité le sociologue, suit depuis janvier 2016 une dizaine de jeunes, amenés là par leurs familles. L'accompagnement est "sur mesure", précise la coordinatrice Ophélie Ducept, pour ces adolescents "scolarisés ou non".

"Un accompagnement sur mesure" à la Maison des adolescents

Certains en sont au niveau de l'envie de partir, mais la Maison des adolescents estime que ce sont des adolescents comme les autres en quête identitaire. Elle veut leur permettre "d'avoir un regard critique sur les influences qu'ils subissent au quotidien, les réseaux sociaux..."